ArgentinaAustraliaBelgiumBosnia and HerzegovinaCanadaAlberta, Halifax, Hamilton, Montreal, Ottawa, Toronto, Victoria, Winnipeg ColombiaCroatiaCzech RepublicFranceGermanyIndiaChandigarh, Chennai, Delhi, Pathankot, IsraelIreland |
ItalyMexicoNepalNew ZealandPeruSouth AfricaPolandTurkeyUnited KingdomBelfast, Birmingham, Edinburgh, Gwynedd , London, Portsmouth, Sheffield, West Yorkshire United StatesAppalachian Ohio, Athens GA, Atlanta, Berkeley, Baltimore, Boston, Chicago, Columbia MO, Des Moines, Fredericksburgh VA, Jacksonville NC, Los Angeles, New York City, NYU, Philadelphia, Palo Alto, Portland ME, Richmond VA, Rutgers University, San Francisco |
Nous nous soulevons pour un respect inconditionnel du droit que chacun(e) puisse faire ses propres choix dans la vie, qu’ils soient plus ou moins importants: sa profession, son mariage, le respect des traditions culturelles et religieuses, l’expression de sa foi – mais surtout quelle partie de son corps une femme peut montrer ou cacher. Personne et aucun gouvernement ne peut interférer avec chacun de ces choix.
C’est mon choix, pas le vôtre..
Hollaback! Bruxelles croit qu’il est grand temps que la majorité silencieuse se lève. Le “droit des choix libres” devrait devenir un vrai droit.
C’est pourquoi nous avons signé la charte “My Choice Not Yours” et nous nous joignons au projet de la charte, mis en place par Rachida Aziz – la femme inspirante et la créatrice de mode derrière le label/projet Azira.
—
Les pressions familiales, sociales et sociétales dans les choix de vie ont toujours été là. Il faut du courage pour sortir de vos idéaux et pour vivre la vie que vous voulez.
Ces dernières années, une pression supplémentaire s’est malheureusement ajoutée. Le respect des choix que font les gens, c’est aussi le respect de la diversité. Cependant, l’hostilité envers la diversité grandit peu à peu. Certains semblent penser que les problèmes liés au vivre ensemble ne peuvent être résolus qu’en gommant toutes les différences. De plus en plus d’interdits ont été inventé ; l’interdiction de se couvrir les cheveux et récemment aussi l’interdiction de porter un t-shirt arc-en-ciel derrière un guichet à Anvers.
Les gens ne peuvent pas être « neutralisés ». Ils ont des rêves et des désirs, des particularités, bonnes et moins bonnes. Ce sont des individus et c’est seulement lorsqu’ils sont respectés en tant que tel qu’ils peuvent vivre ensemble.
La neutralité doit d’urgence récupérer sa signification de départ : Un gouvernement qui garantit la liberté de conviction et de croyance de chaque citoyen et qui n’en n’impose aucune en particulier. La neutralité ne signifie pas que tout le monde aie la même apparence, mais bien que tout le monde soit traité avec le même respect.
Les femmes sont encore les principales victimes de la condescendance. Elles devraient être en mesure de décider quelle parties de leur corps elles montrent ou pas. Elles doivent être en mesure de choisir sans pour autant en être punis ou exclus de la société ou sans être abordé dans la rue. Qu’elles le fassent pour des croyances religieuses ou non. Qu’elles veuillent couvrir les cheveux qu’elles ont sur la tête, ou découvrir ceux qui sont sur leurs jambes.
Alors unissons-nous contre la standardisation car nous en souffrons tous. En réagissant ensemble, nous nous donnons mutuellement la force d’être fiers de nos propres choix. Aussi étrange ou aussi banal qu’ils puissent-être.
Parce que c’est mon choix, pas le vôtre.
My choice, not yours.
Rachida Aziz
—
Plus d’informations:
Dans les prochains mois, un évènement aura lieu pour exprimer ce message ensemble.
Vous voulez vous lever avec nous? Si vous ou votre organisation désirez nous rejoindre et signer la charte, simplement nous contacter et nous vous répondrons dès que possible. Suivez la page facebook de “My choice, Not yours” !
Qui est Rachida Aziz?
Rachida Aziz est une femme/créatrice derrière Azira.
” Difficile de la décrire! Car elle nage à contre courant. Parfois, elle ressemble à une femme pleine de contradictions, ou même une rebelle. Pourtant, personne d’autre qu’elle ne sait comment connecter des extrêmes, à travers un tel équilibre et une telle beauté. Petite mais avec un grand charisme, une idéaliste avec de grands rêves et acceptant toujours, le “pas si beau monde” qui l’entoure. Dansant une sur fine corde, la créatrice de mode Azira partage ses créations et ses perceptions avec nous, son public idéal, de préférence varié et qui tente de créer des liens.”
Regardez Rachida parler à propos de sa vie et de son projet dans le fascinant et inspirant TEDtalk ci-dessous.
Votre équipe d’Hollaback! Bruxelles: Angelika, Ingrid, Quentin, Anna, Julie & Jo.
Hollaback! Bruxelles voit son premier anniversaire (symbolique)… Le 24 mars 2012 , nous avons pré-lancé notre mouvement avec un Chalk Walk (Chalk = craie et Walk = marche).
Nous n’étions que 4 à l’époque. Nous ne nous connaissions pas du tout. Et Hollaback! nous a rassemblées.
Nous avons décidé que si nous partions pour cette aventure nous devions nous débarrasser de tous les freins et faire une sorte d’initiation de départ ensemble. Chacune, nous avons écrit notre histoire à propos du harcèlement de rue dont nous avons été victimes (Ingrid, Anna, Angelika, Julie), nous avons situé notre histoire sur la carte et nous sommes retournées aux endroits où c’est arrivé, seulement pour réclamer le lieu, avec de la craie dans nos mains.
Nous avons appelé cela un ‘Chalk Walk’ et cela nous a fait quelque chose. Cela nous a donné une énergie, une nouvelle force. Faire cette action, a éliminé certaines peurs, amenées par toutes ces années pendant lesquelles nous avons subi le harcèlement de rue. Cela nous a donné le sentiment d’avoir réclamé une liberté que nous pensions perdue.
Et alors nous avons pensé, TOUT LE MONDE devrait faire cette expérience.
4 Chalk Walks plus tard…, Les groupes Hollaback! autour du globe font aussi maintenant des ‘Chalk Walks’. Cela a prouvé que c’était une façon puissante de répondre, de réagir. Et c’est justement ça Hollaback!, répondre au harcèlement de rue, de n’importe quelle manière, tant qu’elle fonctionne pour vous. Que vous le fassiez en partageant votre histoire sur votre site local Hollaback!, sur la brèche avec l’application, en vous confiant à vos ami(e)s et famille, ou en réclamant la rue avec un Chalk Walk, votre réaction traduit totalement le droit d’être vous-mêmes. Nous avons le droit de nous définir nous-mêmes, en nos propres termes quand nous marchons dehors, peu importe le jour, l’heure, la minute.
DONC! Ce mois de mars 2013, nous laissons le Chalk Walk flotter autour du monde! Grâce à l’idée d’Emily, une volontaire, nous avons créé un nouveau tumblr pour tout le monde et les groupes Hollaback! présents dans le monde entier pour se mettre en lien, pour se supporter mutuellement et faire leurs propres Chalk Walks! Nous espérons que le “We#ChalkWalk” tumblr donnera le cap à suivre et fera son petit bonhomme de chemin, en motivant les gens à répondre au harcèlement de rue, au racisme, au sexisme, à l’homophobie et aux violences basées sur le genre…
Depuis que nous avons démarré notre premier chapitre Hollaback! l’année dernière, dans l’esprit “Réclamons”, cet avril 2013 nous tournons la page pour commencer notre second chapitre : “Partageons”.
Pour La semaine internationale 2013 contre le harcèlement de rue (7-13 avril), nous allons tenter quelque chose de nouveau : #ShareTheStreets (= PartageonsLesRues).
Durant cette semaine, nous posterons une série d’histoires de témoins, montrant les exemples de gens à Bruxelles qui réagissent et aident leurs concitoyens – sous la forme de – gestes empathiques, actes de gentillesse, de bravoure, se levant pour les victimes de harcèlement de rue, de sexisme, de racisme, d’homophobie et de violence.
À la fin de la semaine, le 13 avril, nous organisons une marche #ShareTheStreets. Nous marcherons autour de Bruxelles, laissant des “cadeaux” pour la ville, cadeaux pour les chanceux qui les trouveront, dans des arbres, dans des petites allées, devant des portes, dans des parcs, sur des bancs, devant des fenêtres, … Ces cadeaux seront de petites pièces d’ “art”, plantes ou fleurs, objets, gadjets, … Ils seront laissés pour que des inconnus les trouvent. Ils trouveront un petit message attaché pour pouvoir démarrer une conversation, une dialogue de rue enrichissant pour l’un et l’autre, suggérant que nous nous soucions, donnons et recevons ensemble, nous levons en tant que témoins, à nous aider les uns les autres.
Parce que c’est seulement Ensemble que nous pouvons libérer cette ville du harcèlement, des discriminations et des violences.
Voulez vous nous joindre ?
Le 6 avril, nous organisons notre deuxième Hollaback! Offline! au café OR Expresso Bar (14 – 17h) pour préparer notre marche #ShareTheStreets (PartageonsLesRues) du w-e suivant. Sentez vous libres de passer, de vous joindre à nous et de participer à la conversation..
OU
Contactez nous si vous voulez participer avec nous à la marche #ShareTheStreets le 13 avril. Nous vous répondrons dès que possible avec toutes les infos nécessaires.
Holla–calins,
Votre équipe d’Hollaback! Bruxelles: Ingrid, Anna, Angelika, Julie, Quentin & Jo.
ET l’équipe de volontaires #ShareTheStreets: Anna Claire, Karin & Elizabet.
Au mois de mars 2013 nous allons lancer les “Chalk Walk” (= des promenades contre le harcèlement dans la rue, ou on écrit avec de la craie sur le trottoir) dans le reste du monde!
Nous avons créé un nouveau tumblr, où tout le monde et aussi tous les Hollaback dans le monde peuvent se retrouver, peuvent se soutenir mutuellement dans leur démarche pour réclamer les rues et se motiver les un(e)s et les autres pour organiser son propre Chalk Walk!
Certain(e)s d’entre nous savent – peu importe qui on est, ou d’où on vient – que la plus simple des choses, comme marcher dans les rues, peut devenir effrayant d’un moment à l’autre. Nous avons tous/toutes été poursuivi(e)s, insulté(e)s, intimidé(e)s et même attaqué(e)s par des personnes qui veulent nous faire croire que la rue ne nous appartient pas. Mais, ils ont tort et nous méritons mieux.
Un Chalk Walk c’est ta façon à toi de faire un Hollaback, et une occasion rêvée pour enfin changer les choses.
Un Chalk Walk signifie ; que tu reclames la rue toi-même, que tu ré-exiges ta liberté toi-même.
Un Chalk Walk signifie ; que tu te guéris toi-même, que tu racontes à qui veut l’entendre que « J’ai le droit d’être ici, j’ai le droit d’être moi-même et de me promener où, quand et comment je veux ».
Prends donc un morceau de craie la prochaine fois que tu marcheras dans les rues. Écrit un message (sur le trottoir) en t’adressant à la personne qui a (EN VAIN) essayé de t’intimider. Et partage ou ‘Tag’ (mot-clé) une photo de ton #ChalkWalk et ajoute le aux nôtres…
Nous ChalkWalk-ons contre le harcèlement de rue, le sexisme, le racisme, l’homophobie et les violences basées sur le genre.
Nous ChalkWalk-ons pour montrer que nous partageons les rues et qu’on est là pour l’un et l’autre.
Votre équipe d’Hollaback! Bruxelles: Anna, Julie, Angelika, Quentin, Jo et Ingrid.
Eh OUI. Ces 3 jours fous ont fait une semaine de folie !
Mais avant de monter dans le train des pensées, nous sommes heureu(ses)x de vous annoncer qu’Hollaback! Bruxelles a une nouvelle équipe. HOURRA !
Jo et Quentin, 2 volontaires régulier(e)s, se joignent aux rangs d’Hollaback! Bruxelles, amenant leurs propres et différentes voix à l’équipe et faisant leur chemin pour le changement et pour plus de topissitude! Hollaback augmente de niveau ! Et donc …
Le 12 février, Angelika faisait partie du panel de représentation lors du débat/discussion au Parlement Européen sur le thème ; “ Est-ce que c’est un monde d’hommes ? ” Le débat sur le sexisme en Allemagne et alleurs.
Les 2 autres intervenantes étaient la MPE Franziska Brantner et Anne Wizorek, initiatrice de #Aufschrei (#Outcry). Angelika a cartonné à cette discussion avec beaucoup de bonnes idées et d’informations, et a représenté Hollaback! comme une championne !
Voici une sélection de citations et points abordés lors de ce jour de débat :
- En témoigne ce qu’il s’est récemment passé en Inde, Afrique du Sud, Allemagne, Egypte, aux Etats-Unis, le sexisme et les formes de violence qui y sont rattachées, sont clairement des problèmes globaux.
- Après l’histoire en Allemagne d’un journaliste exposant le sexisme d’un personnage politique important, le débat public est resté cantonné à la relations entres les journalistes et les politiques, plutôt que débattre sur le sexisme.
- Twitter est important pour la dynamique du débat sur le sexisme car les jeunes peuvent partager leurs histoires de manière informelle et contribuer au mouvement et à la discussion. Donc, Super pour le partage d’histoires !
- Le sexisme imprègne différents aspects de notre vie, sur le lieu de travail, dans l’espace public, et dans l’espace privé comme la maison et l’école.
- Plutôt que d’accepter le sexisme comme une réalité, avoir des conversations sur ce sujet et amener à ce que le problème soit traité par les médias, aident les gens à réaliser que nous pouvons réellement faire quelque chose contre cette situation.
- Qu’en est-il des réactions des hommes sur ” Maintenant nous ne savons par comment intéragir avec les femmes “? Les gens ont trouvé que cela n’était pas vrai, que vous pouvez percevoir la ligne de quand c’est approprié ou non. Habituellement, les gens qui se posent cette question pour eux-mêmes, sont des ” harcèleurs accidentels “, et leur curiosité montre qu’ils veulent arriver à une situation équalitaire. Le consensus dans la pièce (remplie d’hommes et de femmes) était que lors des discussions avec les hommes, il s’est avéré qu’ils CONNAISSENT la différence.
- Etre pour l’équalité ne veut pas dire contre les hommes. L’anti-sexisme est une bonne chose pour les hommes aussi car l’objectif est de ne pas forcer sur l’hyper-masculinité non plus. Ils auront d’autres options et seront capables d’être qui ils sont : Eux-mêmes.
- Il y avait une observation comme quoi le Parlement Européen est un lieu de travail hautement sexualisé. La MPE Branter a cité de multiples exemples de quand elle a fait l’expérience du sexisme à cause de son relativement jeune âge, le fait qu’elle soit blonde et de son genre, qu’elle doit montrer son badge pour entrer dans la cafétéria, dans des débats, et d’autres événements, tandis que les plus multiples vieux, mâles, grissonnant, collègues entraient dans la salle sans vérification.
- Les relations de pouvoir existent au travail quel que soit le genre (tactique d’intimidations).
- Blâmer une victime inclus : ” les femmes devraient être plus fortes “, ” les femmes ne devraient pas prendre les transports publics après 22h “,… (se concentrant plus sur le fait que les femmes devraient régler le problèmes plutôt que stopper les harcèleurs).
- ” C’est sexiste que le ministre des droits des femmes en Allemagne soit toujours une femme “.
- “ Nous avons décidé de ce qui est le comportement des femmes et le comportement des hommes dans cette société sexiste “. Si une femme négocie une augmentation, elle est jugée ” pas gentille ” car la gentillesse est perçue comme une ” qualité féminine “. Si un homme négocie une augmentation, cela semble être le comportement attendu ..
- Un exemple a été donné, où une femme, quand elle dit quelle chose de critique ou dur à gérer sur internet, et que les réponses étaient sur “comment elle est moche” et “comment personne ne voudra se marrier avec elle”, donc dire des choses qui sont évaluées sur les femmes plutôt qu’avoir une conversation constructive sur le sujet. Un homme participant à un débat ne recevra jamais de telles remarques, sur le fait qu’on ne doit pas prendre en compte ses remarques parce qu’il est “gros et moche” (ce genre de commentaires sur les femmes contribuent à maintenir le statu quo sur les stéréotypes des femmes et des hommes).
- ” En parler, ça peut dire perdre son emploi ou une opportunité de carrière ” (autant pour un homme qu’une femme).
- Nous avons besoin de sensibiliser la police et d’autres personnels publics ( des histoires ont été soulevées sur le fait que des agents de sécurités faisaient des gestes et commentaires obscènes).
- Est-ce que marcherait d’avoir un quota de femmes tout comme une égalité salariale dans le monde du travail ?
- One Billion Rising a été mentionné, un mouvement international pour réclamer l’espace public et réclamer nos corps dans ces espaces.
- Comment impliquer les hommes dans le mouvement ?
- Pourquoi est-ce effrayant ou embarrassant d’être féministe, si féminisme signifie ” Je crois en l’égalité ” ? Est-ce l’attirance du jargon est un problème ?
- Discussion pour savoir si les mesures juridiques sont des solutions efficaces, les problèmes d’internet (” L’internet a 2/3 d’utilisateurs masculins et 1/3 de féminins. L’internet est un espace masculin “).
- Est-ce que répondre aux harcèleurs sur internet, est une perte de temps et d’énergie ? Est-ce que les ignorer, ne leur donne-t-il pas trop de permission de l’espace ?
- Le but ultime de tout le monde: ” Changer les façons dont nous traitons actuellement face à l’autre ’.
- Est-ce qu’une campagne avec des “modèles de rôles” est une chose utile (comme des modèles de rôles masculins) ? Rendre “cool” la façon de faire…est-ce qu’on a envie d’adhérer à ces modèles ?
Nous espérons que d’autres débats comme celui-ci se dérouleront encore, comme cela nous pourrons discuter des futurs problèmes ensemble. Nous allons conclure avec une citation de le “loi” européenne sur l’égalité de traitement donnée par la MPE Franziska Brantner :
” Le harcèlement au travail se produit lorsqu’une conduite verbale, non verbale ou physique, non désirée, de nature sexuelle est observée, reliée au sexe de la personne, avec la volonté ou l’effet de violer la dignité d’une personne, et/ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensif “.
Le 13 février, Hollaback! Bruxelles a été invitée au CIEE, après une première bonne session le dernier semestre, pour tenir un second “Cercle Collectif” avec des étudiantes.
Le harcèlement de rue était quelque chose dont toutes les jeunes femmes étaients au courant, et cette session leur a permis d’échanger leurs histoires, autant à Bruxelles qu’ailleurs, exprimer ce qu’elles ressentaient par rapport à ces expériences. Comme beaucoup de victimes d’harcèlement, beaucoup d’étudiantes ont exprimé des émotions conflictuelles : Elles ne veulent pas mettre en danger leur sécurité personnelle, mais en même temps, elles se sentent doublement ” violées ” si elles ne sont pas en mesure de répondre de manière proactive à leurs harceleurs.
La définition d’Hollaback du harcèlement est ‘tout ce qui vous rend mal à l’aise’. Nous avons considéré également les différentes façons de réagir pendant et après, et nous étions contents de leur parler des actions qu’entreprend Hollaback! contre le harcèlement de rue à Bruxelles, et de la possibilité de partager leurs histoires sur notre site comme une façon d’empowerment de réagir.
Le 14 février, Bruxelles s’est levé, a dansé est sest secoué pour One Billion Rising! Et il en fut ainsi… Lisez tout à propos de ça.
Ce qu’on vous réserve pour plustard ? :
Et bien, nous sommes dans une phase d’expérimentation… Viendrons bientôt des projets tels que : ‘We Chalk-Walk‘, #ShareTheStreets et ‘Hollaback! Offline!‘. Vous les verrez probablement apparaitre sur notre page Facebook.
Une autre idée est d’accueillir pour une fois ou régulièrement des bloggueuses/bloggeurs invité(e)s sur le site.
Deux ‘guestblogs’ sont déjà présents, 1 de Garance et 1 de Marlene. Et Bientôt, nous posterons régulièrement des articles d’Emilie Van Limbergen. Nous espérons également diversifier nos invité(e)s et avoir des bloggeurs masculins !
L’idée est d’utiliser tout le potentiel du site pour continuer la discussion, amener le débat sur la table, permettre aux gens d’exprimer leurs opinions en ligne avec nos valeurs Hollaback, présenter une plate-forme pour les gens, professionnel ou non de l’écrit, qui ont des choses intéressantes à dire…. Nous espérons que d’autres histoires sur le site permettrons de créer un support que tout le monde a besoin pour briser le silence sur le harcèlement de rue, le racisme, l’homophobie et les violences basées sur le genre.
Et après tout ça, il y a des évènements à venir !
Le 6 mars, Julie d’Hollaback! Bruxelles participera à un débat à l’ULB (Université Libre de Bruxelles) après la projection du bien connu documentaire ” Femme de la rue “. ” Aimer à l’ULB ” organise cette soirée pour leur “semaine des femmes” du 5 au 8 mars 2013, qui inclus des projections de films, des débats, des expositions photos et bien plus encore.
Le 8 mars, c’est la journée internationale des droits des femmes! En ce jour important, Ingrid et Anna d’Hollaback! Bruxelles participeront avec d’autres organisations à l’événement ‘Women on The Bridge‘ de 12h30 à 13h30. Nous espérons également tenir notre première Hollaback! Offline! (plus d’info suivra).
Le 11 mars, Julie participera à un autre débat, après aussi une projection de ” Femme de la Rue “. C’est fois-ci, ça se déroulera à Watermael Boitsfort, au ‘Centre Culturel “La Vénerie”‘. Les autres participants seront Irène Kaufer, de “Garance” et Bea Ercolini de “Touche Pas à Ma Pôte”.
Et avec tout ça mis par écrit, …
Holla Over & Out!
Votre NOUVELLE équipe d’Hollaback! Bruxelles: Quentin, Jo, Julie, Ingrid, Angelika & Anna !
Bruxelles, il en fût ainsi…Vous vous êtes levé(e)s.. Vous avez dansé.. Vous avez bougé..
Il faisait un froid de canard. La nature avait décidé que si nous devions bouger pour sensibiliser, ça serait au moins sous moins 5 degrés.
Pourtant, Vous vous êtes équipé(e)s, mis vos gants et bonnets, avec plein de couleurs .
À 12h, Vous vous êtes levé(e)s et Vous avez réchauffé cette ville à la Place de Luxembourg.
À 17h30, Vous et un millier d’autres vous êtes laissé(e)s aller et avez brisés les chaines à la Place de La Monnaie.
À 18h30, Vous vous êtes exprimés dans le “Cercle de rue des femmes et de ceux qui les aiment” à La Bourse. Dans un Chalk-Walk, Vous avez écrit des messages puissants sur le trottoir, un NON à la violence faite aux femmes qui criait avec audace. Par ailleurs, vous avez aussi exprimé de l’Amour et de l’Humour tout au long du chemin.
À 19h30, Vous avez bougé aux rythmes des congas d’ Yvan et Vous avez délivré une danse soul à la Gare Centrale.
À 22h, Vous avez réclamé la Nuit et Vous ne vous êtes pas arrêté(e)s de danser à l’Afterparty de l’événement “One Billion Rising”.
Et nous y voilà, 3 jours plus tard, essayant de collecter d’innombrables photos et vidéos que Vous avez mises sur Internet et il est impossible de tout mettre dans ce post! Pourtant, toute cette énergie est encore en action, en continuant de danser sur Internet, laissant des traces dans les 203 pays qui se sont levés …
La lutte pour en finir avec la violence faite aux femmes n’est pas finie, et encore récemment, les médias ont rapportés 2 violents et horribles viols qui ont eu lieu en Belgique.
Mais, si “One Billion Rising” est le commencement d’un nouveau combat engagé contre ces atrocités, c’est un sacré début! Continuons-nous alors à nous Léver !
Voici ce que vous pouvez faire (avant le 19/02/2013) : Utilisez cette énergie du One Billion Rising et écrivez à vos membres du parlement européen. Le lobby européen des femmes vient de faire cet appel pour passer à l’action afin que les membres du parlement européen sauvegardent la Déclaration 37. Cette déclaration demande aux pays membres de UE de ratifier le Conseil Européen contre la violence faite aux femmes, le premier instrument européen condamnant les violations des droits des femmes !
Photo 1 & 3 © Marion Paquet
Pendant ce temps, nos soeurs et frères d’Hollaback se sont aussi levé(e)s tout autour du monde! Voici leurs Histoires…
Hollaback Gand, Belgique a coordonné un flash mob, un atelier de danse et une afterparty avec des performances, des DJ, des expositions et une vente aux enchères en partenation avec “One Billion Rising” de Gand.
Hollaback Tchéquie a coordonné un projet photo qu’elles ont rassemblés sur les marches du Musée National sur la place “Wenceslas” et se sont levées en silence. Gail, la coordinatrice d’Hollaback Tchéquie s’est exprimée et son co-organisateur a récité la nouvelle pièce d’Eve Ensler (l’organisatrice de “One Billion Rising). “One Billion Rising” Prague, a inclus aussi les membres du “V-Day Praque Internation Voice”, du lobby des femmes tchèques et proFem.
Hollaback Baltimore, Etats-Unis était à la réception de “One Billion Rising” après la performance des “monologues du vagin” à “l’Institut College of Art” du Maryland.
Hollaback Des Moines, Etats-Unis a coordonné un flash mob et un stand de communauté avec ses partenaires à l’Université de Drake, la Coalition contre les agressions sexuels de l’Iowa et “Kees Camp Fitness Studio”.
Hollaback Richmond, Etats-Unis a coordonné une marche et une récolte de fonds au bar lesbien local, en travaillant en partenariat avec One Billion Rising RVA.
Hollaback San Francisco, Etats-Unis a coordonné un flash mob “Prayerdance” au “Civic Center Demonstration” et une afterparty “V-Day Flash Mob”. Ses partenaires sont El Rio, “One Billion Rising SF”, Code Pink, NOW SF, Global echange, NCLRights, Amnesty International, APIQWTC, QWOCMAP, Hollaback! SF, CSC, Fabulosa, Mango, et SFDK.
Hollaback Italia a coordonné un flash mob dans le centre-ville de Milan avec d’autres organisations de femmes dont “One Billion Rising” Milano.
Hollaback Sheffield, Royaume-Uni a apporté son aide à “One Billion Rising” Sheffield, a fait une lecture de “Vérité” (True) et effectué une performance de “Une mémoire, un monologue, un coup de gueule et une prière” (A Memory, A Monologue, A Rant and A Prayer.)
Hollaback Dresden, Allemagne a coordonné une danse publique en collaboration avec One Billion Rising Dresden.
Hollaback Victoria, Canada s’est réuni(e) au “Bastion Square” et a dansé jusqu’ au “Library Square” en collaboration avec ses partenaires : “One Billion Rising” Victoria, “Sexual Assault Centre”, et “Women’s Transition House and Island Sexual Health”.
Hollaback Chandigarh, India a accueilli un grand panneau et un atelier d’auto-défense à l’auditoire du “Government Museum and Art Gallery”. La seconde partie de l’événement incluait des danses et shows en rue.
l’Art Guerilla en Washington DC. Photo: © FORCE: Upsetting Rape Culture
3 générations des femmes, dansant en Cordoba, Argentine. Vidéo: ©Valeria Garre
Si vous voulez jeter un autre coup d’oeil sur ce qui s’est réellement passé ce 14 février, checkez “One Billion Rising“, ou suivez “V-Day” sur facebook.
V-calins,
Votre NOUVELLE equipe d’Hollaback!Bruxelles : Angelika, Anna, Ingrid, Jo, Julie & Quentin
no comments 
Une sur trois … Hollaback ! Rallie le combat !
Une femme sur trois a été victime de violence au cours de son existence… Au niveau mondial, cela signifie qu’un milliard de femmes ont été violées et/ou battues.
Le chiffre impose le silence, l’étonnement, la révolte…
Ce 14 février, un mouvement va se lever à travers le monde pour protester contre cet état de fait, pour réclamer à travers la danse, le chant et l’art, la fin des violences envers les femmes, une masse de femmes, d’hommes, de groupes vont se rassembler pour répandre l’ESPOIR ! V-day, association de lutte contre les violences faites contre les femmes, a lancé « One Billion Rising » ‘car un milliard des femmes qui dansent, c’est une révolution !’
Hollaback! Bruxelles se joint à ce mouvement et vous appelle toutes/tous à venir danser, lutter, vous lever !
COMMENT?
Le 14 février, à 18h30, nous nous retrouverons à La Bourse.
L’un(e) après l’autre, nous partagerons nos idées sur le monde auquel nous aspirons, sur le monde pour lequel nous luttons, le monde tel qu’il apparaît dans nos rêves.
Après ce cercle, nous vous invitons à participer à une courte chalk-walk. Vous aurez alors l’opportunité de réclamer la rue. Armés de craie, vous pourrez écrire sur les pavés ce qui vous voulez, ce que vous ressentez. Sur les pavés, notre force !
Ensuite, nous nous regrouperons, la musique sera lancée et nous jouerons ensemble à un jeu de danse, chacun à notre tour nous ajouterons un mouvement, répétant les mouvements précédents.
Nous conclurons cette journée en nous regroupant à Exki, La Bourse afin d’échanger nos impressions, voire de créer nos luttes/actions futures !!!!
Pour tenir au courant, merci de suivre notre évenement Facebook.
Tweet: @VDAY @HollabackBXL avec #OBR, #BrusselsRising
Pour infos,
Pour “One Billon Rising”, il y a deux autres evenements en Bruxelles. Hollaback! BXL y sera présente et vous pouvez bien évidemment vous joindre à nous si cela vous tente!
1) Un flashmob organisé par le Lobby européen des Femmes à 17 h30, Place de la Monnaie. Celui-ci nécessite quelques préparatifs: Regarder le tutoriel, apprendre la chanson et la chorégraphie pour le flashmob :
2) V-Night@seven organise une V-Day afterparty à Bruxelles au Aloft Brussels Schuman. Tous et toutes seront invités à continuer à lutter et à danser jusqu’aux petites heures !
Votre équipe d’Hollaback! Bruxelles
no comments Eh ben ! Hollaback ! Bruxelles a entrepris pas mal de choses et il est grand temps de s’arrêter un moment pour tout vous raconter sur ce qui se passe en coulisses ….
En septembre, nous avons eu une réunion avec Bruno de Lille (du parti écologiste Groen !), qui, cela dit en passant, est plutôt cool , mais pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c’est le secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale en charge notamment de l’égalité des chances.
L’échange fut très intéressant et enrichissant car il désirait nous connaitre d’avantage et en même temps, ça nous a donné l’occasion de mieux comprendre ce que lui et son équipe espèrent atteindre. Une de ses principales préoccupations est de lutter contre l’homophobie, le racisme et le sexisme à Bruxelles.
Pour l’instant, deux projets gouvernementaux sont mis en place :
L’un appelé « Signalez la violence » (Signalez la violence) informe les citoyens sur où ils peuvent reporter les « crimes de haine », comprenez par là toutes formes de discriminations, harcèlements et violences homophobes, racistes, ou sexistes. Le site vous renvoie principalement vers les deux institutions déjà existantes qui s’occupent de ces types d’actes : Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes . Ayant déposés deux plaintes à l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, nous avons remarqué que le harcèlement et le sexisme dans l’espace public, dans les médias ou même dans d’autres endroits étaient absents du choix du “types de raisons pour lesquelles vous portez plainte” .
Cependant, cette campagne « Signalez la violence » est un premier pas (bien nécessaire) pour informer les citoyens de leurs droits ainsi qu’un message de la part du gouvernement bruxellois pour dire qu’il n’y a pas de tolérance pour les crimes de haine.
L’autre campagne/événement – la « Quinzaine de l’Egalité des chances » (Quinzaine de l’Egalité des chances) - a eu lieu du 9 au 26 novembre. Avec comme thème le RESPECT, cette quinzaine a marqué les rues et les lieux bruxellois. De nombreux débats, événements, performances, lectures et films ont accru la conscience que Bruxelles a besoin de l’implication de tous ses citoyens pour créer une atmosphère de respect.
Cette réunion avec Bruno de Lille et son équipe fut vraiment une agréable surprise.
On espère que ces 2 campagnes pourront susciter la participation et la prise de conscience des citoyens car nous avons besoin de l’implication de toute la société. Nous portons tous une responsabilité pour mettre fin au harcèlement de rue et aux autres types de discriminations et actes violents.
Gardons tous à l’esprit que la législation ne pourra pas tout régler. Les causes profondes du harcèlement de rue, du sexisme, de l’homophobie et du racisme on besoin d’être mises en exergue. Pour cela, des études sur ces sujets et des projets d’éducation doivent être réalisés. Il doit y avoir une plus grande volonté d’examiner le spectre complet de ce contre quoi nous luttons.
Toujours en Septembre, nous avons eu notre tout premier « Cercle Collectif ». Cet événement a été mis en place par un large groupe d’ étudiants Américains expatriés et leur coordinateur résident. Ceux-ci nous ont invités à venir parler des manières de gérer le harcèlement de rue. Les volontaires Hollaback ! ont formé un groupe de discussion pour discuter en privé des expériences de chacun. Ils ont donné des astuces sur comment gérer le harcèlement, sur ce qui fonctionne et ne fonctionne pas, ce qu’il faut éviter, et nous avons aussi parlé des différences entre le harcèlement dans les rues de Bruxelles et aux Etats-Unis.
Cette soirée fut un succès. Ca nous a inspiré et nous voulons organiser d’autres« Cercles Collectifs ». Ils démontrent à quel point les petits groupes de femmes peuvent être un outil d’entraide et d’autonomisation .
Le prochain que nous organiserons se fera probablement avec un groupe d’étudiants de la VUB. Nous vous fournirons prochainement plus d’infos à ce sujet.
Le 6 octobre, nous avons eu notre 3-ième « Chalk-Walk ». Les filles de Hollaback! Gand sont venues nous apporter leur soutien et nous avons eu la visite d’une équipe de l’émission 7à8 qui a filmé quand nous écrivions sur les trottoirs et que nous discutions avec les passants.
Encore une fois, il y a certaines forces qui rentrent en jeu avec ces « Chalk-Walk ». Les femmes ressentent le soutien mutuel nécessaire pour réclamer la rue et exprimer les sentiments ou les mots qui ont besoin de l’être. Faire et ressentir cela signifie beaucoup.
Aussi puissante que nous nous sentions, nous commencions à nous demander pourquoi aucun des participants ne ressent l’envie de partager son histoire de harcèlement ou d’aller réclamer l’endroit où elle s’est déroulée. Après quelques réflexions, nous sommes arrivés à la conclusion que nous devrions aborder ces « Chalk-Walk » différemment. Grâce à l’idée d’un volontaire, nous allons proposons un nouveau genre de « Chalk-Walk ».
Plus d’infos prochainement !
Le 9 et 10 octobre, Hollaback ! Bruxelles a rejoint Greta de Hollaback ! Pologne et Gail de Hollaback ! République Tchèque pour se rendre ensemble au Parlement Européen. Pourquoi ? Parce que nous avons reçu une invitation pour prendre part à la plate-forme Pan-Européenne dirigée par l’ONG SOLIDAR. L’invitation était décrite comme une opportunité de se faire entendre au Parlement de l’Union Européenne sur les problèmes dont sont victimes les femmes et sur les violences basées sur le genre, mais également l’occasion de rencontrer et de partager des expériences avec des gens provenant de différents mouvements citoyens européens. Le but était d’apprendre des combats de chacun et de construire ensemble une plate-forme où nous proposerions des solutions alternatives aux départements européens chargés de nos thématiques. Les principaux domaines dans lesquels les invités étaient engagés sont la violence envers les femmes, le harcèlement de rue, les droits humains, l’écologie, les énergies vertes, l’injustice sociale, un mouvement contre la privatisation de lieux publics et contre celle de l’eau, la démocratie directe, etc.
Au final, l’expérience fut excellente pour Hollaback!BXL parce que cela nous a donné la chance de rencontrer nos sœurs Hollaback – qui sont vraiment géniales- et ce fut merveilleux d’apprendre des choses par elles. Cependant une autre partie de l’expérience ne nous procura pas autant de plaisir. Ces deux jours contenaient des discussions fougueuses, beaucoup d’abstractions et surtout de méfiance. Beaucoup de citoyens engagés et concernés, réunis tous ensemble dans un local, ça fait beaucoup d’opinions ;-). Mais de cela aussi nous avons beaucoup appris…
Le résultat de tout ça c’est que nous sommes en train de mettre en place un groupe de travail avec d’autres Hollaback européens et notre but est d’organiser le premier Conseil Européen sur le harcèlement de rue. Croisons donc les doigts pour que cela continue à avancer…
Le 14 novembre, nous avons eu notre toute première réunion « HOLLA Support Action Team » (S.A.T). Depuis nos 6 mois d’existence, nous, femmes de Hollaback !, avons réfléchi sur comment organiser nos volontaires super motivés pour qu’ils puissent s’impliquer encore plus dans Hollaback!BXL, comment mieux apprendre à les connaître et donc comment notre mouvement pourrait devenir plus efficace.
L’idée nous est venue de créer une équipe de soutien qui pourrait occuper certains rôles au sein d’Hollaback!BXL. La première réunion fut un succès et nous sommes heureuses d’accueillir Joanna, Quentin, Emily et Judith dans la famille Hollaback ! Tous sont pleinement engagés à faire sérieusement avancer les choses !
Nous sommes en train de mettre en place des équipes pour un axe d’action « éducation », pour les traductions, pour les graphiques et design et pour les bloggeurs et visiteurs du site et tout cela se passe au moment même où nous vous rédigeons ces lignes. D’autres chouettes idées sont également venues à la surface et nous espérons que dans les prochain mois, ces idées deviendront réalité.
Ce qu’on vous réserve pour plus tard :
Le 12 janvier : « Holla in da Street »
Voilà! Nous essayons une nouvelle et simple chose.
Tous les 2 mois, notre groupe choisira un endroit public et annoncera précisément où nous serons. Notre seul but en étant présent est de vous parler, respectueusement, du harcèlement de rue, du sexisme, de l’homophobie et du racisme dans cette ville. Parler de ce que vous pensez qui devrait être fait, de comment cela vous affecte, comment vous gérez ces problématiques, comment nous les gérons, de s’entraider, s’écouter et se conseiller mutuellement, mais vous pouvez également passer par curiosité, avec le besoin ou l’envie d’être informé ou simplement passer pour se rencontrer en tant que citoyens de cette ville créative.
Donc Holla! Rencontrons-nous dans la rue le 12 janvier de 14h à 16h. (Place de rencontre à déterminer. Le suivi sur notre page Facebook )
Le 14 février : « RISE-DANCE-STRIKE », nous allons rejoindre l’événement « #1bn Rising » qui a lieu partout dans le monde.
« One Billion Rising » demande aux gens à travers le monde de se dresser pour demander la fin des violences contre les femmes dans une protestation massive le 14 février 2013.
Eve Ensler (fondatrice de ce mouvement) : « Une femme sur trois sur Terre sera violée ou battue dans sa vie. Stopper la violence contre les femmes est tout aussi important que de mettre fin à la pauvreté, au sida ou au réchauffement climatique » .
Hollaback !BXL sera dans la rue avec un groupe de musicien, invitant chacun à se joindre à nous. Nous danserons énergiquement, pour envoyer l’énergie dont le monde à besoin pour mettre fin à la violence contre les femmes.
Continuez à nous suivre sur notre page Facebook, nous allons prochainement annoncer cet événement
Oui, voilà, c’est tout pour le moment. Pffiou ! Peut-être que vous vous êtes arrêtés de lire en plein milieu, vous demandant s’il y avait une fin ;-). Mais ne vous inquiétez pas, nous espérons vous garder le mieux informé possible dorénavant en mettant régulièrement à jour notre future section « En coulisses »
Si vous voulez également vous impliquer dans Hollaback !BXL, vous pouvez simplement nous envoyer un email, et nous vous répondrons aussi rapidement que possible ! N’hésitez pas non plus à partager vos idées avec nous, nous serons enchantées de les écouter.
Holla!
Votre équipe d’Hollaback! Bruxelles: Ingrid, Anna, Angelika et Julie.
no comments Chers lect-eurs/-rices,
Nous avons entendu parler d’un article sur Clint.be (« non-censuré : un pervers filme sous les jupes anversoises »- Date : 26/08/2012). Dans cet article, la rédaction de ce magazine en ligne recherche « les escaliers les plus sexy de Flandre » pour pouvoir épier les femmes. Ceci n’est pas tout, ils ont aussi filmé et publié les résultats de leur ‘étude’.
Le corps féminin est ici clairement traité comme un objet public, une chose sur laquelle la femme même n’a rien à dire. Cela signifie que si une femme se promène en jupe courte, on a le droit de regarder sous sa jupe et même de la filmer et si cela lui pose un problème, elle n’a qu’à prendre ce regard comme un compliment. L’article encourage aussi les lecteurs à tenir la rédaction au courant d’autres ‘escaliers sexy’ en Flandre.
Nous, Hollaback!Bruxelles ainsi que les futurs Hollaback!Gand et Hollaback!Anvers considérons cet article et le film qui l’accompagne comme une glorification du voyeurisme et du harcèlement sexuel dans la sphère publique. Cet article est un récit public d’enregistrements illégaux de plusieurs femmes (peut-être même des filles mineurs) à des fins clairement pornographiques. Ceci est non seulement une flagrante violation de la loi belge pour la protection de la vie privée mais aussi un outrage public à la pudeur des femmes. En plus de tout cela ces enregistrements ont été faits sans l’autorisation des femmes en question ; toutes des infractions à nos lois.
Voilà pourquoi nous vous demandons votre aide, chers lect-eurs/-rices, en introduisant une plainte auprès de l’Institut pour l’égalité entre hommes et femmes via ce formulaire ou en leur envoyant un email.
Mentionnez bien la raison de votre plainte contre Clint.be : discrimination, voyeurisme, harcèlement sexuel dans un endroit public, enregistrements de plusieurs femmes sans autorisation et cela à des fins pornographiques.
Nous vous remercions pour votre aide et (ré)action !
Signée(s),
Eglantine du futur Hollaback!Gand
Lise et Margot du futur Hollaback!Anvers
Ingrid, Anna, Angelika et Julie de Hollaback!Bruxelles.
P.s. Comme nous ne voulons pas faire de publicité pour cet article offensif en émettant cet appel à l’action, nous n’avons pas fourni de lien vers l’article mentionné. Merci de votre compréhension. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.
no comments Hollaback! Bruxelles réagit…
Depuis la sortie il y a deux semaines de ‘Femme de la Rue’, un documentaire de 22 minutes réalisé par Sofie Peeters, le débat sur le harcèlement dans les rues a été relancé en Belgique. Tout le monde a donné son opinion, des arguments contradictoires dans tous les coins, et ces derniers jours, c’est le monde entier qui s’y intéresse… De plus en plus de personnes veulent se faire entendre, mais aussi partager leur propre histoire de harcèlement (allez voir les hashtags #harcelementderue ou encore #streetharassment sur twitter) ! Et on entend partout la même chose : le harcèlement dans les rues et le sexisme ne sont pas des problèmes purement belges !
Hollaback !Bruxelles suit le débat de près et a entendu des avis très juste comme des généralisations absurdes… Mais ce qui nous a surpris le plus fut la réponse du Gouvernement Fédéral et de la commune de Bruxelles à ce documentaire.
Au niveau législatif, qu’adviendra-t-il ?
1. A partir de Septembre 2012, la police bruxelloise donnera des amendes (de 250 euros) aux hommes qui se permettent de harceler les femmes dans la rue. Dépendant du degré de harcèlement, les sanctions peuvent aller jusqu’à 4 ans de prison. Dans un discours officiel, le Gouvernement bruxellois demande aux femmes de venir voir la police, où elles peuvent être assurées que leurs plaintes seront prises en compte et que des actions seront mises en marche. Ce qui n’est pas clair : Ciblent-ils seulement les hommes harcelant les femmes ? Est-ce que ces amendes ne se réfèrent qu’aux remarques sexistes ? Qu’en est-il du harcèlement sexuel, la masturbation publique ainsi que les autres types de violences sexistes ?
2. Au niveau fédéral, Joelle Milquet, Ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, propose une nouvelle loi contre le sexisme. Ce que nous ne savons toujours pas, c’est si cette loi ne touchera que le harcèlement de rue ou si elle prendra en compte le sexisme en général (à la maison, au travail, dans les espaces publics, les médias). La nouvelle année politique (Octobre – Novembre 2012) révélera plus de détails sur cette nouvelle proposition de loi.
3. En lien avec de récents incidents homophobes en Belgique, le Gouvernement Fédéral a réajusté la législation sur les crimes de haines (crimes basés sur les discriminations telles que l’homophobie, le racisme, les croyances religieuses). La sentence a récemment été rallongée de 5 à 10 ans pour coups et blessures, allant jusqu’à l’emprisonnement à vie pour meurtre, tout en prenant compte la sévérité du crime. Cependant, nous ne savons toujours pas si cette nouvelle législation inclut les viols ou les faits basés sur le sexisme ou la misogynie.
Notre position !
Nous sommes ravies de voir que les politiciens belges prennent en compte le problème du sexisme et du harcèlement de rue en proposant de nouveaux plans législatifs. Nous les encourageons à aller jusqu’au bout mais nous voudrions aussi voir naître une analyse et une recherche plus profondes sur le problème. Le sexisme dans les rues survient dans une société qui n’est pas (aussi) égalitaire (que nous le pensons). Le sexisme ne se manifeste pas seulement dans les rues. On le trouve dans les médias, au travail, à la maison, dans les transports publics… Nous demandons aux politiciens belges de ne pas se servir de ces questions qui ont besoin de réelles solutions et d’actions à des fins électoralistes.
Des sifflements aux commentaires sexistes, le harcèlement peut prendre des formes diverses telles que suivre quelqu’un, se masturber publiquement, agresser physiquement. C’est un problème qui affecte des personnes différentes quotidiennement, et qui peut avoir des conséquences parfois permanentes. Une société sans harcèlement basée sur le respect mutuel est une société où l’égalité est un but possible. Les solutions pour atteindre ce but vont plus loin que le simple fait de donner des amendes.
Hollaback!Bruxelles pense que l’unique solution de l’amende contre le harcèlement n’est qu’une demi-mesure et ce pour différentes raisons. Premièrement, payer une amende ne va pas forcément apprendre le respect aux harceleurs. Certains harceleurs ne seront pas touchés par la perte de 250 euros. Deuxièmement, cette idée semble irréaliste du point de vue de son application.
En plus, en tant qu’organisation, nous souhaitons faire reconnaitre les difficultés que les gens rencontrent lorsqu’il s’agit d’avouer avoir été harcelé et ainsi prouver son existence sous toutes ses formes. Notre but est redonner le pouvoir aux gens et de les encourager à parler du harcèlement. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien et de la participation active de la Société entière, nous voulons créer une communauté où tout le monde est d’accord sur le fait qu’il n’est pas possible pour un individu d’en harceler un autre. Si tout le monde peut s’entendre sur le fait que le respect et la sécurité est un Droit Humain inaliénable, nous pouvons tous ensemble combattre les violences sexuelles et l’intimidation.
Si les amendes continuent de renforcer l’inexactitude du débat actuel (que ce soit dans l’attention qu’il porte à un certain type de population ou à des causes supposées et non prouvées), celui-ci serait alors complètement hors sujet. Cela conduirait la société à sous-estimer l’étendue des types de harcèlement, les multiples endroits où ils prennent place et les différents types de harceleurs. Les harceleurs, comme les violeurs par exemple, ou ceux qui abusent des enfants, peuvent venir de n’importe quel milieu ethnique ou de n’importe quelle classe. Et c’est pour ça que le harcèlement va plus loin que la couleur de la peau ou les revenus d’un quartier. Il s’agit d’une culture internationale dans laquelle la violence basée sur le genre est tolérée. Certains diront que c’est ‘culturel’ mais apparemment c’est de toutes les cultures…
Alors, que fait-on? APPEL A AGIR !
Une analyse plus profonde des raisons et des causes du sexisme et du harcèlement dans les rues. Être partenaire d’organisations pour amplifier le débat sur un système de valeur en place aujourd’hui dans notre société, tout en incluant d’autres problèmes tels que le racisme, l’homophobie, le sexisme et tout autre type de discrimination.
De la recherche! Les différents gouvernements belges et bruxellois ne peuvent baser leurs réflexions et leurs actions que sur un seul film. Nous avons besoin de recherches non-biaisées et complètes. Reportez-vous aux résultats de l’Université de Cornell / Hollaback!, sur les études déjà mises en œuvre, leurs conclusions et points d’actions ainsi que sur les recherches encore à faire.
Des campagnes de sensibilisation du public! (Voir l’exemple des Transport Publics PSA de Washington DC) et les campagnes Témoins
De l’éducation! L’incorporation d’un programme de lutte contre le harcèlement dans les cours d’éducation sexuelle et d’un programme de lutte contre l’intimidation. Des ‘Role Model’ de comportement dans les maisons de jeunes et dans les universités. Organiser des partenariats avec des centres culturels et des organisations locales afin de fournir des services en matière de prévention contre le sexisme, l’homophobie et les pratiques sexuelles violentes.
Renforcer et simplifier les systèmes de plaintes pour le harcèlement, le viol et les crimes haineux. (NB : lorsqu’un viol a été reporté et que les accusations sont suivies par le Gouvernement, la peine pour viol n’est parfois que de 2 ans d’emprisonnement. La loi sur le viol marital a été mise en place il y a seulement une vingtaine d’année en Belgique)
Encourager l’Institut pour l’Egalité des Hommes et des Femmes à élargir l’étendue des questions dont ils s’occupent en incluant le harcèlement et les problèmes sexistes. Les encourager à devenir une ressource et un centre de dépôt de plaintes pour les personnes touchées par ces problèmes.
Un programme d’éducation sur le renforcement des lois et des fonctionnaires afin de leur fournir les ressources et outils nécessaires pour savoir comment réagir lorsque quelqu’un vient demander de l’aide après un harcèlement.
L’engagement des commerces locaux tels que les cafés, les bars et les cinémas dans des campagnes afin de créer des lieux sans harcèlement.
Des Audits sur la Sécurité commune: Comment?
Partagez votre histoire ! Parlez-en ! Et surtout continuez à en parler ! www.Brussels.ihollaback.org
Des actions de rues ! Reconquérons les rues ensemble et entamons le dialogue avec le public.
Des audiences dans les conseils communaux/parlements régionaux sur fond de témoignages publics. En Octobre 2010 à New York City, Hollaback! a témoigné pour la première fois sur le harcèlement des rues dans une salle comble. Après différents témoignages et suggestions sur les manières de maîtriser le problème, les militants ont demandé à faire une étude sur le harcèlement dans la ville.
Votre équipe d’Hollaback!Bruxelles: Anna, Angelika, Julie et Ingrid.
L’équipe d’Hollaback! Bruxelles est vraiment énervée et choquée par les propos tenus par Sharia4Belgium sur Sofie Peeters et son documentaire “Femme de la rue”. Leurs affirmations haineuses sont trop agressives et dégradantes pour qu’on leur donne plus de visibilité qu’il n’en faut et donc pour qu’on les relaie sur notre site.
Nous appelons l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes à lancer une action.
Notre message à tou(te)s : Vous pouvez porter plainte à l’Institut et ceci pour “Incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’encontre d’une personne”. Contactez l’Institut par email via ce formulaire de plainte.
Nous aimerions également faire remarquer que, regrettablement, il est très difficile de déterminer où il faut s’adresser quand on désire porter plainte pour des cas de sexisme, de remarques sexistes et/ou des cas de harcèlement en rue. Nous appelons le gouvernement, le Centre pour l’Egalité des Chances et la lutte contre le Racisme et l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes à organiser un meilleur cadre pour cela.
Nous voulons aussi rappeler à tou(te)s notre propre Politique d’Anti-Discrimination ; Hollaback! Bruxelles est anti-sexiste, anti-raciste, contre les discriminations des classes, contre les discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle ainsi que contre toutes les autres formes de discriminations qui ont été créées afin de ‘ranger’/ ‘classer’ les gens. Nous cherchons à comprendre le harcèlement de rue selon différentes perspectives, et pour cela, nous essayons de composer un mouvement aussi représentatif que possible de la diversité de nos sociétés.
Signé,
L’équipe d’Hollaback! Bruxelles: Angelika, Julie, Anna et Ingrid
De Morgen, 30 juli 2012
Hollaback!Brussel probeerde het ook eens te verwoorden en toen werd het een ‘Brief van de Dag’ in ‘De Morgen’. Wegens plaatsgebrek werd het wat verkort en zo schrijven we het hier nog eens allemaal mooi neer…
no comments Verhalen veranderen de wereld. Daar gelooft Hollaback! in.
De persoonlijke documentaire “Femme de la rue” van Sofie Peeters doet nu nét dat, het stuurt een schokgolf door België (en ver daar buiten). Het debat waar we zolang (euh, 2000 jaar?) op hebben gewacht, is daar hoera, maar het neemt een benauwde vorm aan. De opinies vloeien en velen beseffen: Seksisme op straat is onaanvaardbaar!Voor we verder debatteren,.. en als Hollaback! vertegenwoordigers het zoveelste opiniestuk vullen, laten we aub beleefd blijven, elkaar niet direct ‘seksist’, ‘racist’, of wat dan ook noemen en wachten met gebruikelijke stereotypen vooraleer de laatste persoon haar/zijn stem heeft geuit.
“Aangrijpend, triest, je wordt er woedend van,.. herkenbaar”, .. waren onze woorden na de première van “Femme de la rue”. Wat Sofie dagelijks beleeft in een bepaalde Brusselse wijk is confronterend en toont in welke mate het seksisme zich manifesteert. Sofie doorbreekt moedig de stilte – en dat moeten we nét allemaal doen, alleen zo kunnen we de onwetendheid, het taboe én de mythen doorprikken. We moeten onze verhalen delen met elkaar. Ze zijn onweerlegbare feiten die aantonen waarom seksuele intimidatie niet O.K is. We moeten niet alleen getuigen over seksisme, maar ook over homofobie en racisme, discriminaties die met elkaar verbonden zijn.
Andere verhalen die de wereld (kunnen) veranderen en die we graag toevoegen bij het debat;
De honderden verhalen op de Hollaback! Brussel website…
Zoals het verhaal van Eglantine, een vijftienjarig meisje dat op een tram, met passieve omstanders, aangerand werd door een oudere man.
Tina, een omstaander die ingreep toen jonge mannen een twaalfjarige jongen belaagden,…
Vergeten we ook Ishane Jarfi niet, een homo, omwille van zijn geaardheid vermoord door drie Luikenaars..
Of Hilde Van Mieghem (actrice/regisseuse) die ontwapenend op Radio1 getuigt hoe ze verkracht werd door een hoteleigenaar/topchef..
Of Mourade Zeguendi (acteur, getuige in “Femme de la rue”), die als jongeman vrouwen belaagde, besefte hoe verkeerd dat was en opmerkt of “de vrouw wel zo geëmancipeerd is als ze zelf denkt” wanneer je ziet dat reclame-foto’s en de media haar als ‘lustobject’ portretteren..
Zijn we ook de verhalen rond Dominique Strauss-Kahn en Pol Van Den Driessche vergeten? In dat debat merkten we op hoe een groot gedeelte ging naar ‘blaming-the-victim’, iets waar we als ‘ontvangers/slachtoffers’ van seksueel geweld altijd mee af te rekenen krijgen.
Mogen we eveneens luisteren naar de verhalen van onze moeders en grootmoeders? Ze roepen zachtjes vanuit de zijlijn dat seksisme (op straat) even oud is als de straat zelf, nog voor we woorden als ‘allochtoon’ en ‘autochtoon’ in het taalgebruik hadden opgenomen.Seksuele intimidatie op straat is één van de meest voorkomende vormen van gender gebaseerd geweld en wordt maatschappelijk aanvaard als “de prijs die je betaalt” als je een vrouw, holebi of transgender bent. Het komt niet enkel voor in de straten van Brussel. Het is een grootschalig, wereldwijd probleem, waar negentig procent van vrouwen, holebi’s en transgenders mee te maken krijgen. Belagers zijn verschillende soorten individuen, ongeacht hun culturele achtergrond of hun sociale status in de maatschappij.
Het doel van de internationale Hollaback! beweging is om maatschappelijke waarden te veranderen, de ‘status quo’ te herdefiniëren, een halt toe te roepen aan seksuele intimidatie op straat, niet om met een vingertje te wijzen.
Door één of meerdere culturen samen te noemen in vage assumpties over wie of wat ze zijn, creëren we een gevaarlijke generalisering van een wijd verspreid probleem en belemmeren we ons in welke manier mensen naar elkaar ‘kunnen’ kijken, maar ook, hoe we als maatschappij zouden ‘kunnen’ zijn en evolueren.Seksisme en gender gebaseerd geweld worden enkel veroorzaakt door wat deze 2 woorden exact betekenen: genderongelijkheid.
De stelling dat één bevolkingsgroep aan de oorzaak van seksisme ligt, verliest volledig zijn slagkracht als je ziet dat er 52 Hollaback’s overal ter wereld opdoken; Websites die overspoelt worden met miljoenen verhalen, waar we eveneens naar moeten luisteren.
Shawna, Hollaback! Baltimore (US): “Vrouwen worden eerst aanzien als ‘vrouwen’, DAN PAS als mensen. Seksuele intimidatie en gender gebaseerd geweld zijn problemen van MENSENRECHTEN en moeten als dusdanig behandeld worden.”Hollaback! verzoekt de autoriteiten hun verantwoordelijkheden te nemen, spoort scholen en lokale gemeenschappen aan om seksuele opvoeding en pestgedrag te revalueren, verzoekt de openbare diensten om een grote bewustzijn campagne te lanceren, en maant iedereen aan die deel uitmaakt van deze maatschappij om energie te steken in oplossingen, ondersteuning en samen een halt toe te roepen aan seksisme op straat. Blijf je verhalen delen, blijf erover praten, laat het debat niet wegebben binnen een twee-tal dagen! Hollaback!
Hollaback!Brussel,
Ingrid V., Nederlandstalige Brusselaar, Julie R., Franstalige Brusselaar, Angelika H., expat/Brusselaar uit Duitsland, Anna W., expat/Brusselaar uit Baltimore (VS).
Contacteer ons als je tips, vragen of ideeën hebt hoe we seksisme en seksuele intimidatie te lijf kunnen gaan in Brussel of graag met ons zou willen samenwerken voor een straat actie, een project, een debat, wat ook.
Check out Hollaback! Brussels on NOS news!
CLICK HERE TO SEE THE VIDEO FOOTAGE OF OUR INTERVIEW!
no comments