The Stories

Laura: “je réfléchis trois secondes à une réaction à avoir pour qu’il comprenne qu’il n’a pas le droit”

Je quittais la gare de Charleroi pour prendre le métro avec une amie, un samedi, fin d’après-midi. Nous marchions et discutions et sommes passées à proximité de trois hommes dont deux assis contre un muret quand mon amie m’a regardée pour me dire : “Quoi, t’as pas entendu ce qu’il vient de dire?”. Je dis : “Non, quoi?”. “Il vient de dire : “Je te lèche la chatte”.”

Je suis choquée et dégoûtée qu’on soie rabaissées verbalement, je réfléchis trois secondes à une réaction à avoir pour qu’il comprenne qu’il n’a pas le droit et que nous n’allons pas rester passives, tout en marchant.

Je me retourne un peu plus loin et crie en agitant les bras : “On est des êtres humains, pas des animaux!!”.

Le mec répond : “Sans blague”, d’un air moqueur.

Durant le trajet en métro, je réfléchis à une réponse qui aurait pu être plus efficace, du style : “Tu dis ça à ta mère? Tu n’as pas à dire ça. Tu respectes les gens.”

Je veux désormais lire des conseils de réactions adaptées pour ne plus me laisser surprendre des paroles ou gestes dégradants sans pouvoir réagir.

Laura. (Gare de Charleroi)

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The Stories

Mahnoor: “Ma fierté s’est évanouie à ce moment-là”

C’était il y a sept ans maintenant, quand j’avais 15 ans. Je me trouvais avec ma cousine de 16 ans et nous avions passé la journée dans le centre de Bruxelles. Pour rentrer chez elle, il fallait descendre à la station CERIA et demander qu’un membre de sa famille vienne nous chercher en voiture là-bas.

En rentrant, dans le métro, une bande de cinq ou six jeunes avait attiré notre attention : ils criaient, se mettaient debout sur les sièges d’où ils sautaient, le tout sur fond de leurs propres cris et applaudissements. Nous avons immédiatement arrêté de parler passionnément pour rester en garde et évaluer le potentiel danger de la situation en temps réel. Le métro s’arrête. Ouf, il ne s’est rien passé. Soulagées que nous fussions en remontant l’escalier vers la surface. Mais ce sentiment s’évanouit aussitôt que nous remarquâmes qu’ils descendirent au même endroit et, pire, que ma tante ne nous attendait pas avec la voiture sur le parking.

Comme nous l’avions envisagé, ils nous ont accostées. L’un d’eux s’est mis plus en avant et essaya de « taper la convers’ ». Ma première pensée était qu’il devait être fort jeune. Ils l’étaient tous. Mais celui-là en particulier car je parvenais à le regarder de haut quand bien même tous mes amis me surnommaient « la naine » à cause de ma petite taille. Et donc, étonnée par sa taille et énervée par cet affront, je lui demande « et quoi t’as quel âge comme ça ? ». « Ooooh ! » hurlent ses potes tandis que ma cousine me donne un coup de coude pour marquer elle aussi ma victoire. Vexé que ses amis se moquent de lui à cause de moi, il continue « et t’as quel âge toi peut-être ». Je mens en répondant 16. Il me rétorque que nous avons le même âge, fait que je remets immédiatement en doute avant de déclarer « de toute façon, ça sert à rien on n’est pas intéressées ». On lui tourne les talons et il s’énerve : « de toute façon, vous êtes moches! ». Ses amis le suivirent et commencèrent à nous insulter, à sauter autour de nous en criant et, dans la mêlée, je reçus un coup de pied aux fesses. J’étais une vraie teigne à l’époque. J’aurais répliqué s’il avait été seul. Mais nous étions en infériorité numérique et je ne voulais pas que ma cousine soit impliquée dans cette histoire. Je n’ai pas cherché à aggraver la situation alors je n’ai rien dit. Alors, ils se sont vite lassés et ma tante est arrivée un peu après.

Avec le recul, je crois que le pire fut la pensée qui me traversa après avoir reçu ce coup de pied: « Mince, est-ce qu’il y a une trace de pieds ? ». Je ne m’inquiétais pas de la propreté de ma veste. Je m’inquiétais qu’il reste une trace de cet affront auquel je n’ai même pas répondu. Ma fierté s’est évanouie à ce moment-là. Je n’avais d’ailleurs jamais dit à personne que je reçus un coup ce jour-là. Après cela, je me retenais de faire un bras d’honneur lorsqu’on me klaxonnait. J’évitais de répondre quand je me faisais insulter. Aujourd’hui, j’ai le regard vide lorsque je marche en rue et me bats pour le maintenir quand on me siffle ou me fait des commentaires déplacés. Si à l’époque j’étais une bagarreuse et maintenant une ramollie, si à l’époque je reçus un coup d’un quasi-enfant et qu’aujourd’hui je me retrouve face à des hommes qui me dépassent de deux têtes, comment je peux me permettre de répondre sans prendre le risque d’être frappée ? Alors je n’ose plus. Je fais comme si de rien n’était, je passe mon chemin et puis je transmets ma colère ici sur ce site.

Mais ce n’est pas que de la colère. C’est aussi de l’impuissance. Et puis de la tristesse. Ca me peine de devoir envisager de prendre des cours d’auto-défense, de penser à des stratagèmes pour le cas où on suivrait en voiture, de faire attention chaque matin à ce que je porte en fonction d’où et avec qui je me rends, d’imaginer le pire des scénarios et des solutions à ceux-ci lorsque je vois deux ou trois hommes stationnés à un endroit, … ça me peine de devoir penser à tout cela alors que d’autres n’ont même pas à l’envisager…

Mahnoor. (Métro CERIA, Bruxelles)

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Lara: “I opted for the ‘option’ to ignore them and keep walking”

One Sunday at midnight, I was walking in the street. Three men are sitting on the stairs of a church.

I hear one of them shout: “Eh! You! I’ve got a big one! Wait till I put it in you and you’ll see you’ll want to try me !”.

Since the street was deserted, I opted for the ‘option’ to ignore them and keep walking.

Lara. (Paris, France)

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Original story in French. Translated into English by Chloé = Our Heroine of the Day!!!

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Iris: “J’essaie de rouler sur des passages interdits aux voitures”

En rentrant de soirée (vers minuit), à vélo j’écoutais ma musique lorsque je me suis rendue compte qu’une voiture était derrière moi.
Pensant que je l’empêchait d’avancer dans la rue je me décale… pour voir qu’elle maintient sa vitesse à mon niveau.
Je me retourne et voit la vitre conducteur et passager baissée.
Les deux hommes dans la voiture me regardait en souriant (et en me faisant des gestuelles buccales assez vulgaires et explicites).
Je leur montre mon expression exaspérée et pédale un peu plus vite. Ils accélèrent pour rester à ma hauteur. J’essaie de rouler sur des passages interdits aux voitures, mais les feux rouges et la route faisait qu’ils me rattrapaient.
Les rues étant bondées j’étais énervée mais pas inquiète.

Cependant, le chemin que je devais prendre pour rentrer chez moi me faisait passer par une ruelle assez déserte et sombre… Heureusement je me suis arrêtée à l’entrée de cette ruelle et ils n’ont eu d’autres choix que d’avancer. J’ai attendu un moment avant de reprendre ma route….
Ce genre de choses m’arrive constamment et je suis de moins en moins patiente.

Iris. (Nantes, France)

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Louise: “ce que j’ai vécu me désole, me heurte, me met en colère”

Hier soir, aux alentours de 22h, je me rends à la station de métro Madou avec mon mec. Je porte une robe et des bottes hauteur genoux. En descendant les escaliers, mon regard aiguisé de jeune femme habitant une grande ville repère au loin un groupe remplissant toute les conditions pour provoquer un sentiment d’insécurité (exclusivement masculins, vautrés sur une banquette, bruyants…).

Rassurée par la présence de mon copain (d’un certain gabarit), je m’apprête à passer devant eux sans m’être préparée psychologiquement à me faire insulter ou harceler.
Bien mal m’en a pris puisqu’à peine le pied posé sur le quai, le mot “pute” fuse furtivement d’une de leurs bouches alors qu’ils ont tous les yeux rivés sur moi.
Vu l’absence de réaction de mon mec, je comprends assez vite que son oreille, non entrainée comme la mienne à être aux aguets une fois dans l’espace public, n’a pas intercepté l’information.
Je suis donc seule à l’avoir entendu, cette insulte gratuite qui m’a fait instantanément regretter ma tenue alors que je me trouvais jolie en partant de chez moi…

Dans mon cas il ne s’agit “que” de violence verbale, mais ce que j’ai vécu me désole, me heurte, me met en colère.
Je m’en veux d’avoir été choquée et incapable de réagir, je m’en veux d’avoir laissé à ces 4 mollusques, le pouvoir de me déstabiliser, j’en veux à mon mec de ne pas être conscient de ce que ça fait d’être toujours sur le qui vive dès que l’on sort seule dans la rue, de devoir prendre un air absent ou pressé pour s’assurer une certaine tranquillité, de changer de trottoir ou de sentir son rythme cardiaque accélérer quand une voiture ralenti le soir et qu’une vitre se baisse…

Louise. (Métro Madou, Bruxelles)

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La Loutre: “au moins il y en a trois qui semblent avoir retenu la leçon”

Je devais traverser un parc qui permet d’accéder entre autres à un lycée. Devant moi, plein de jeunes, des lycéens qui retournent à leurs cours, dont un groupe de trois jeunes filles. Derrière moi, j’entends des sifflements. Etant habituée à me faire siffler, je sais que ceux-là ne me sont pas destinés, donc je ne me retourne pas pour faire mon sempiternel bras d’honneur, ami de longue date qui m’a esquivé bien des conversations indésirables. J’attends toujours en avançant à mon rythme.

Là, je vois trois jeunes gars débouler. Ils sont jeunes, mais visiblement pas lycéens. L’un d’entre eux passe entre deux des trois filles et passe ses bras autour de leurs épaules en leur parlant. La fille libre se met en retrait, mal à l’aise, tandis que les deux autres se crispent. Là un deuxième des trois gars la colle et commence à marcher à côté d’elle en essayant de la coincer entre lui et le mur à gauche, et le troisième assez baraqué commence à occuper l’espace sur la droite.

Devant moi, il y a un homme d’une quarantaine d’années, en costard. Il a vu, il les regarde faire, il ne dit rien. Je suis outrée. Moi, je suis avec ma poussette et mon fils, je n’ai pas envie de générer de conflit vu qu’il est avec moi, donc je me dis que je vais attendre un peu, peut-être qu’elles les connaissent…

La situation ne va pas en s’arrangeant, les mecs continuent de coller ces pauvres lycéennes et elles semblent vouloir s’en défaire. Ils les suivent sur le début du chemin vers leur lycée. Je braque la poussette sur le côté et vais à leur rencontre.
Maintenant que je voyais bien leurs têtes et pas seulement leur attitude corporelle, la fille qui était en retrait avait vraiment l’air ennuyée, les autres un air plus agacé et contrit.

Tandis que je m’approche, j’entends les trois gars discuter avec elles. Ils ont un accent qui m’est familier… Ah bah oui c’est normal, ma famille est issue de l’immigration des pays de l’Est, ils viennent du même coin que nous apparemment. Mêmes traits de visage caractéristiques, même accent… Je regagne en confiance et me dis que finalement je vais pouvoir régler ça pacifiquement. Je les interpelle.

“Hep les gars, c’est pas très classe de suivre des jeunes filles quand elles ont pas l’air consentantes!”

Ils se retournent, l’armoire à glace s’approche de moi et me demande ce que je veux avec un air qui… se veut menaçant?
Je souris alors et je m’arrête avec la poussette sur le côté pour que fiston évite d’éventuels dommages collatéraux.

“Moi, j’vous veux pas de mal! Par contre, je vois que ces demoiselles ont l’air ennuyées et aimeraient bien retourner en cours tranquillement. Donc je comprends que vous souhaitiez draguer, surtout qu’elles sont jolies, mais si vous voulez avoir une chance il vaut mieux se comporter un peu mieux. Vous savez, moi je suis croate, apparemment vous et moi on a nos familles qui sortent de la même galère…”

Les trois garçons commencent à tirer une tête un peu blasée mais lâchent les filles et commencent à m’écouter. Nickel.

“Je sais un truc, c’est que si j’avais un frère qui s’était comporté comme ça, ma mère elle aurait honte! Puis ça la fout mal, déjà on a une sale réputation en France, on a tous un intérêt à bien se comporter quoi. Moi j’apprécie moyennement d’être discréditée au quotidien parce que quelques personnes isolées de ma communauté font du mal à d’autres.”

Ils ouvrent des yeux ronds. Ils commencent à se justifier en disant qu’ils ne font pas de mal et qu’ils voulaient juste discuter avec elles. Je souris de nouveau.

“Je sais que vous vouliez juste discuter avec elles! Mais au lieu de les siffler et de les harponner par les épaules comme ça, c’est quand même pas très gentleman! Vous auriez pu aller les voir directement et expliquer poliment que vous les trouviez cool et que vous auriez aimé faire connaissance, c’est quand même déjà plus poli! Et puis si elles refusent ça sert à rien d’insister, c’est pas grave, vous aurez peut-être votre chance ailleurs avec une autre. Comme ça vous vous fatiguez pas avec des filles qui veulent pas, et elles elles sont tranquilles et ne vont pas avoir peur de vous. Et en plus vous esquivez la maman slave qui vous tombe sur le râble dans la foulée. C’est pratique pour tout le monde!”

Je leur fais un clin d’œil et je ris un peu avec eux. La situation est désamorcée, ils s’excusent auprès des jeunes filles et s’en vont. Parfait. Les lycéennes se sont détendues, elles me remercient, je discute un peu avec elles en leur prodiguant deux-trois conseils de l’époque encore récente où j’étais dans leur position.

Bon, au moins il y en a trois qui semblent avoir retenu la leçon. Je les ai recroisés dans la rue, ils m’ont dit bonjour et m’ont semblé un peu plus courtois.

J’ai encore un peu foi en l’humanité. C’est avec l’éducation qu’on arrivera à changer les mentalités, ne baissez pas les bras!

La Loutre. (Montpellier France)

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25+

** Avis aux lecteurs-trices: L’équipe d’Hollaback! Bruxelles a décidé de laisser l’expression du critère de la culture et d’origine ( normalement nous ne le permettons pas ) car il contribue à une meilleure compréhension de la réponse de ‘La Loutre” dans cette situation donnée, en référence à ses propres origines. Si vous avez des questions concernant cela, vous pouvez vous référer à notre politique d’anti-discrimination lorsque nous demandons de ne pas mentionner dans leur histoire, une caractéristique pouvant mener à une discrimination et une stigmatisation et quels sont les exceptions que nous tolérons. Merci de votre compréhension **

 

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Bulletin board, HollaWORDS!

#EndSHweek

wechalkwalksafefeel

 

30/3 – 5/4 #EndSHWeek: Meet Us on the Street: Global Action

International Anti-Street-Harassment Week.
Internationale Anti-Straatintimidatie Week.
Semaine internationale contre le harcèlement de rue.

 

OFFLINE Actions/Acties in/en Belgiëque

BRUSSELS, 3/4, 18h/u: Hollaback! Brussels #SafeBXL action (Contact us if you want to join & receive more info)

GENT, 5/4, 14 h/u: Hollaback! Gent ChalkWalk

 

TWITTER

Tweet @HollabacBXL @HollabackGent &

tell us what #harassmentis for you?
vertel ons wat #intimidatieIs voor jou?
racontez nous ce que le #harcèlementEst pour vous ?

Follow/Volg/Suivez #endSH

Your Hollaback! Brussels team

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The Stories

Julie: “It hurts, I tell him to stop touching me, mad with rage”

I was dozing, sitting beside the window of the train I take every morning and every evening since I’ve been studying, since I’ve been working, for 7 years. I take that train to avoid taking the RER B, where I’ve already had some scary experiences. I thought I had put all the chances on my side to postpone that moment when, inevitably, I would get assaulted, just because I am a woman on this earth.

That evening, I can feel a regular contact against my thigh, below the thigh, at the edge of the seat. I open my eyes, puzzled. First I see a man, he is talking on the phone, and his right hand is just dangling beside him. I stare at him, he remains impassive, I think I must be crazy. Well educated by my dad, I say nothing: you don’t bother someone on the phone.

I snuggle closer to the window, cross my legs very hard and close my eyes to see if “it” will happen again. The car was almost empty, I should have left it already, but I was encumbered by a lot of papers that I didn’t have time to read at work, and the man was blocking my access to the hallway with his legs, widely spread apart. And I really thought I had just imagined it. I started thinking very quickly: this was completely insane, if it was truly happening to me, a stranger caressing me just like my boyfriend would. My heartbeat accelerated, anger suddenly flooded my chest.
At that instant, I felt a touch against my thigh again.

This time he had hung up his phone. I told him to stop touching me. He didn’t see what I was talking about. I told him to remove his hand from my seat – as his arm went over the armrest between us and touched my seat. He leaves his hand hanging next to my thigh, and asks “Is it good like that?” As if there was no problem. As if he was looking for trouble. I say no, he repeats, almost whispering “Is it good like that?” several times. He looks tired of justifying himself, like I am annoying him. His eyes were blank.
I take my things and get up. Trembling with anger, I tell him he would deserve that I beat him up. Wanting to hurt him as much as I felt humiliated and dirty (I do not even dare to imagine the state one must be in after a rape), I call him a son of a b***.

I sit in another place, further, next to a man in his fifties. I look up, there he is. My stalker has followed me, he is talking to me, but I remain cold and still sitting, repeating that I can’t hear him with my headphones and that it is no good talking to me.
He keeps speaking to me, leaning over me, insisting, I am starting to feel scared, he’s overbearing above my whole body. I get up again and go to another place, to a group of people. He still follows me, snatches the helmet from my head. We are face to face. I finally hear what he is saying: “Do you even know my mother, to say that she is a b*** ? What right have you got to call her that ?”. Stunned by the absurdity of the scene, I reply : “And what right have YOU got, to touch me as if I was a b***?”. I tell him I wish him to die, several times. I yell at him in hopes to make him leave me alone. “Shut up bitch or I’ll gas** you.”

He pushes me, hits my plexus with his fingers. It hurts, I tell him to stop touching me, mad with rage. He’s wearing his big black sports bag on his side and opens the zipper of a little pocket, saying that I’ve been asking for it. I shout “He’s going to gas me!” just as we are reaching a station. People, realizing that they too would pay for my insolence (which they reproach me, in the background, to make me stop yelling at my abuser), gently push him to the door and persuade him to get out of the train.

When I reached my station, I dialed 17 on my phone, they put me in contact with “Police Secours” who took note of the description of the man.
Despite the fact that I provided the phone number of several witnesses, travelers who had already seen that man acting on other nights, on the same train line, and despite the fact that the whole station where the attacker got out is filmed 24/7, I learned, four months later, that my complaint was closed.
I regret doing nothing more than yelling.

I thank the woman who interposed herself between the aggressor and me, and who pressed my hand all this time, while I was repeating “this is absurd” over and over again; who defended me against this 50 year old man I had started thanking but who scolded me because I insulted my abuser. I apologize to passengers at whom I screamed later again that, no, victims should not be silent. I apologize to my mother for going into a fit when she told me to “calm down now”. Finally, I hope I have made my father change his mind, he who told me with a smile, a year ago, that a man sometimes loses control.

PS: I was wearing jeans.

Julie. (Paris, France)

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Original story in French. Translated into English by Turi = Our Heroine of the Day!!!

(** Turi’s translation note: The guy meant “pepper spray” obviously, but he used the word “gas” instead. I don’t know if there’s supposed to be a connotation here or not, but I left it that way just in case.)

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