#harassmentis, The Stories

anonyme: “C’est ma première agression avec contact. Ma réaction n’a pas été contrôlée du tout.”

21h00, sortie de métro, on était deux. Mon amie en jeans, moi en jupe. En riant, on descendait les escaliers de la station de métro alors que 3 jeunes hommes les montaient. Ils passent devant mon amie et la siffle, arrivés à mon niveau, l’un glisse une main sous ma jupe afin d’atteindre l’entre-jambe pendant qu’un autre me tapote une fesse. C’est ma première agression avec contact. Ma réaction n’a pas été contrôlée du tout. J’ai violemment repoussé les mains gênantes et insulté les jeunes hommes. Dans ma colère, j’ai continué à gueuler contre eux en descendant les escaliers puis arrivée en bas, je me suis retournée vers eux et je les ai ai interrogé sur la conscience qu’ils avaient de l’acte ? Sans attendre de réponses, je suis partie.
Personne n’a réagit autour, tout le monde a fait abstraction de la scène, comme si un mur nous cachait.
J’ai mis une petite demi-heure avant de réaliser ce qu’il s’était vraiment passé, puis j’ai craqué. Ca fait maintenant une semaine, et je ne suis même plus sûre d’être réellement choquée… Je veux agir contre ces comportements, je veux les dénoncer et surtout, je ne veux jamais les accepter ou m’y plier. Mais je ne sais pas vraiment comment faire… C’est notre quotidien, et nous sommes seules face à ca, c’est probablement une grande partie de la difficulté !

anonyme. (Metro Jaures, Paris, France)

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#harassmentis, The Stories

Anne: “Dans les couloirs, c’était des moqueries et des insultes”

Cette histoire date un peu, mais elle reste marquée en moi, surtout à cause de sa durée.

J’étais au lycée, en terminale, dans une classe de 30 élèves dont j’étais la seule et unique fille du fait d’études scientifiques. L’année précédente nous étions 25 dont 3 filles et ça c’était plutôt bien passé.

Cette année là (la terminale donc) je suis arrivée en cours d’année scolaire. En effet j’étais à l’étranger en échange scolaire durant les 3 premiers mois. Lorsque je suis arrivée, les gars qui ne me connaissaient pas (une dizaine de redoublants) c’étaient fait leur opinion sur moi. Ceux qui me connaissaient et ne m’appréciaient pas en rajoutant. 3 mois de délires lubriques avaient fait leur oeuvre. En revenant je n’étais pas la déesse imaginée par les uns, mais bel et bien la sorcière décrite par les autres.

Durant les 7 mois restant ce n’était que moquerie. Je ne me maquille pas, je ne prend pas spécialement soin de moi (juste ce qu’il faut), ne porte pas de vêtements très féminin. Mais à l’époque je portais des bijoux simples que j’aimais beaucoup, ce qui ne collait pas avec le reste de mon look plutôt discret et garçon manqué. J’étais un peu ronde. Je me cherchais encore. J’étais ingénue, timide, n’avais jamais eu de copain, n’avais jamais eu de sexe quel qu’il soit, ni porno, ni autre. Tout cela n’était pas à leur gout.

Lorsque j’étais assise au premier rang, j’avais droit à des bouts de gomme dans la nuque, la tête ou les cheveux. Je ne réagissais pas, ne me tournais pas, faisais semblant que ça ne me perturbait pas. J’ai passé des heures et des heures à tenter d’être immobile à tenter de me faire oublier.

Dans les couloirs, c’était des moqueries et des insultes (genre : elle est le contraire de Disney, elle fait gerber au lieu de faire rêver…, ou bien et le shampoing c’est juste pour les chiens ? Toujours dans la subtilité, la presque blague), juste assez fort pour que j’entende, juste assez faible pour que ça paraisse être un secret…

Je savais qu’ils étaient juste jaloux. Jaloux que je réussissent mieux qu’eux en ayant manqué 3 mois, alors qu’ils redoublaient leur année. Jaloux que leur rêve d’avoir une fille fantasmée ce soit révélé être juste une fille “normale”.

Le pire, c’est que les profs l’ont vu m’ont demandé ce qu’il se passait puis ont haussé les épaules… Le pire c’est que les 10 élèves qui m’appréciaient n’étaient plus là à la cantine ou en études pour me “protéger” de leur présence. Ils préféraient tous (ou presque, je me souviens d’un qui s’est levé de table pour manger avec moi quand je me suis fait virer de la table commune pour je ne sais plus quelle raison) le groupe à moi.
Le pire c’est que ceux qui tentaient de leur faire comprendre que je n’étais pas si mal que ça comme fille et comme humain voyaient toutes leurs tentatives se retourner contre eux ou que je rougissais et que ça se retournait contre moi…

Maintenant cela fait presque 15 ans, mais je ne peux m’empêcher d’y repenser régulièrement.

Maintenant, quand j’en parle à mon compagnon, il se moque, disant que lui aussi à subit des moqueries à l’école et que je ne dois pas vivre dans le passé. Que ça me rend aigrie. Oui, mais depuis je ne supporte que très mal la vie en groupe et lorsque je rencontre de nouvelles personnes j’ai toujours une appréhension très vive. Pourtant je suis très sociable, me lie d’amitié très vite et pourtant je suis devenue agoraphobe, j’écoute les conversations des gens dans la rue, prend toute remarque pour moi, et prend très souvent mal un compliment (même de mes proches) parce que je prend ça comme une moquerie.

Car oui, j’ai été blessée, déstabilisée, ma confiance en moi a été longtemps détruite par une bande de jeunes hommes en rut.

Anne. (Mulhouse, France)

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HollaBXL speaks..., HollaWORDS!

A few words from Hollaback! Brussels and Hollaback! Ghent about that viral video from New York…

Maybe by now you have seen this viral video where a woman, Shoshana B. Roberts, silently walks for 10 hours through certain streets in New York while she is continually talked to, catcalled or harassed?

The video shows a glimpse of the harassment some people may face while walking in New York. No matter how “minor” some experiences with street harassment might seem on their own, when they keep on piling up, over time they can lead people to feel vulnerable, afraid and unsafe in public spaces. And that is why the work to end street harassment remains so important: everyone has the right to feel safe and confident in the public space.

The over 300 stories people have submitted to Brussels and Ghent, tell us what harassment is for them, what types of street harassment people have to deal with here and how deeply it affects people’s lives.

 

Maybe by now, you’re also perhaps wondering how we, at Brussels and Gent, feel about that video?

First, we want to be very clear: We, Hollaback! Brussels and Hollaback! Gent, were not involved in the making of this video and therefore had no control over the content, nor were we aware of the existence of the video until it was released.

The video was made by Rob Bliss Creative, who collaborated with Hollaback!, the Hollaback! branch in New York. Bliss had full creative license for the video.

After its release, the video got very valid criticism for showing harassers who were mostly men of color, while the white men had been edited out:

“We got a fair amount of white guys, but for whatever reason, a lot of what they said was in passing, or off camera. So their scenes were a lot shorter, but the numbers themselves are relatively even. Also, we didn’t always capture the audio or video well – there’s a siren that kills the scene, or someone walks in front of the camera, so we had to work with what we had.”

Rob Bliss’ reaction on Reddit

We know that the myth and stereotype about street harassment – “that men of color are somehow the only perpetrators” – have been widespread in our society, and have caused very negative effects. The editing of the video once again reinforces this harmful stereotype and spreads it further in our country (and in the world).

Even more so since the public debate following the documentary “Femme de la rue” also propagated this point of view. We know, from the stories we collect in Belgium and throughout other Hollaback! sites over the world, that people from all ethnic, cultural and socioeconomic groups can be perpetrators of street harassment, and this knowledge is essential for the work we are doing here in Brussels and Ghent.

 

Whenever one person’s specific personal experience of street harassment is placed center stage, there will always be the danger that one neglects or erases all other stories and forms of harassment, or that other stories or experiences will be seen as less important.

In other words: “My experience of street harassment is not your experience of street harassment.”

Different videos have already circulated around the globe, using this technique of filming harassers with a (hidden) camera. (Warzone (New York, USA), Femme de la rue (Brussels, Belgium), Hommes de la rue (Brussels, Belgium), Creepers on the Bridge (Cairo, Egypt), Street Harassment: Sidewalk Sleazebags and Metro Molesters (Washington D.C., USA) and many others … )

Such videos may provide a visual reminder of how it feels to be harassed in a public space and in this way can also serve as proof of how street harassment affects the daily lives of many people. On the other hand, for the people who created these videos (or participated in them), they can also be a personal way of responding against street harassment, or even be an essential part of someone’s healing process.

Viewers may identify with the experiences in the videos, or when they see such experiences, it may give them the feeling of being understood, feeling supported. Other viewers might get a different insight into how it feels to be harassed, or even have a complete awakening if they were not aware before that street harassment existed.

Yet, however meaningful these videos may be for some, it is absolutely essential that we do not forget that every time these kinds of videos appear, they only tell the personal story or show the personal experience of one or more people. These videos cannot represent all the experiences of street harassment, nor be released in the name of all the people who have experienced street harassment. Moreover, because they focus overwhelmingly on experiences of harassment which happen on the street, they do not show the harassment happening in other places such as public transport, work, schools, campus etc.

In order to fully understand the problem of street harassment, we would have to be able to hear, read and see ALL stories (from around the world).

As long as we have not done that, we face the danger of telling the “single story”, as explained clearly and eloquently by the Nigerian author Chimamanda Ngozi Adichie in her TedTalk on “the danger of a single story”:

“The single story creates stereotypes, and the problem with stereotypes is not that they are untrue, but that they are incomplete. They make one story become the only story.”

Street harassment is a complex issue, and a video of one minute or even one hour can perhaps try to address this issue, but it will hardly reveal its entire complexity. Finding solutions to end street harassment requires us to adopt a multifaceted, difficult and critical approach which allows all stories to come to the fore.

 

Let us be very clear: street harassment is more than just sexism. We want to emphasize that we recognize that all different aspects of our identities such as sex, gender, gender identity, sexual orientation, ethnicity, socioeconomic class, (religious) beliefs, ability, body type, appearance, size, weight, age… influence the type of street harassment we have to deal with. The way in which this one video was made, reinforces the myth that victims are mostly white or light-skinned, and that perpetrators are mostly men of color.

We do not support criminalization of street harassment because it targets disproportionately certain communities and ethnic-cultural minorities, largely due to the aforementioned myths surrounding street harassment. In addition, some people – especially men from certain communities and ethnic-cultural backgrounds – are being closely ‘kept an eye on’ in the public space, and we recognize that those people can also be victims of street harassment and violence, and can feel vulnerable (or targeted) in public spaces.

Instead of criminalization, we therefore call for solutions based on collaboration within communities (raising awareness, public education, support of anti-discrimination organizations and organizations which work on identity-based violence, the promotion of (gender)equality at all levels (economic, social, political…)).

What is important in this process is that we don’t continually point the finger at other people and that we pursue discussions on street harassment in a wide and inclusive manner, with respect for each other’s identities.

The current anti-sexism law in Belgium therefore does not fit with our position opposing the criminalization of street harassment. Moreover, this new law implies that street harassment is an one-dimensional issue, arising only from discrimination based on sex.

As we already explained above, we view street harassment as a complex phenomenon, relating to different factors and intersections of discrimination (based on gender, gender identity, sexual orientation, ethnicity, socioeconomic class, (religious) beliefs, ability, body type, appearance, size, weight, age…) all of which have an effect on each other.

While the burden of proof of innocence may fall upon the shoulders of the harasser, it is very hard for a victim to identify the person who harassed them, and asking your harasser to ‘kindly wait here a moment’ so you can file a complaint against them is out of the question, safety-wise. Street harassment by its very nature tends to happen fast, unexpectedly, and ‘in passing’, and is therefore very hard to prove within a legal setting.

 

Finally, we would like to make it very clear that the very justified criticisms of the video in no way detract from Shoshana B. Roberts’ experiences on that day, and on all other days. We stand in solidarity with her, particularly now that she is facing rape threats because of her participation in the video.

In conclusion, for those who perhaps do not know, Hollaback! Brussels and Hollaback! Gent are part of the international Hollaback! movement, but we work completely independently within our local communities. The wider international community of course encompasses very diverse and different opinions. Indeed, movements can only grow when there is room for disagreement. The “10 hours in the streets of New York” video has therefore sparked a weighty debate within the whole Hollaback! movement:

1. Hollaback! (in New York) published the following letter explaining their role in connection with the video: “A Letter to Our Supporters on the Recent Street Harassment Video”. In this letter they state the following:

“We are using the door opened by this conversation to expose the harassment faced by women of color and LGBTQ folks that too often is ignored by the mainstream media. That’s why we’re using the money raised to create our own video series — with the first one currently under development and scheduled to release within the next two weeks.”

Hollaback! Brussels and Hollaback! Gent are glad to see direct action to address the harmful and dangerous myth the “10 hour walking in New York” video has put forth, and see an effort to change the conversation. However we remain wary, like we have already expressed above, that these types of videos will be able to provide the multifaceted, difficult and critical approach a movement to end street harassment needs with which all victims of street harassment feel that their experiences are being shown, told or heard.

We would like to express here that we are also not involved in the making of this new series of videos and have no say or control over their content. The new video series remains entirely a Hollaback! (in New York) project and concept.

2.  Mel Keller, coordinator of Hollaback! Baltimore wrote a powerful letter about her role in the Hollaback! movement as a woman of color and from a mixed ethnic-cultural background: “On Being a Woman of Color Leader in Hollaback & the Viral Video: A Note from Co-Director Mel Keller” .

3. Hollaback! Boston made the following statement: A Note From Hollaback! Boston About That Viral Video.

 

Thank you for your support, dear people. As always: if there are things we could improve or express in a better way, please be sure to tell us. Feedback and critique challenge us and make us more precise and more inclusive in what we do, and bring us a step closer to having safer public spaces for everyone.

Your Hollaback! Brussels team: Ingrid, Quentin & Nina

Your Hollaback! Gent team: Eglantine, Jolien, Ilse & Aurore

With Thanks to Joanna for her help with translation.

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#harassmentis, The Stories

Anaïs: “J’ai été ” exposé ” au sexe bien trop tôt pour un enfant de mon âge…”

Je garde un souvenir très désagréable de ce harcèlement presque chaque semaine, qui s’est passé quand j’avais 8-9 ans.

Tout les mercredis matin -n’ayant pas école logiquement, ma mère m’emmenait jouer au parc avec une de ses amies et son fils, d’un an de moins que moi -mais pourtant d’une tête de plus…

Je ne me souviens plus trop comment ça a commencé, mais je me souviens clairement de la fierté dans sa voix quand il me parlait de cul, en disant que se qu’il voulait le plus au monde c’était ” une femme à poil et attaché à un lit pour moi seul ” et quand j’osais répliquer il me lançait ” t’inquiète pas, je t’achèterais des homme nu attachés aussi “… Je trouvais ça dégoûtant mais acquiesçait pour ne pas le vexer. Ensuite, ça à commencé à se corser : il me touchait les fesses ouvertement et lançait ensuite ” je t’ai touché les fesses ! ” avec un sourire et une fierté inégalable.

A l’époque je ne voulais surtout pas lui attirer d’ennuis (c’était un ami, je le voyais chaque semaine et sa mère était TRÈS sévère, j’avais donc peur pour lui) alors je n’ai rien dit. A personne, et encore aujourd’hui personne n’est au courant : la plus belle connerie que j’ai jamais faites.

Etant enfant je ne me rendais pas bien compte de la situation, à part que j’étais très mal à l’aise mais trop timide pour faire quoi que se soit. Mis à part quelque fois, vers 10 ans avant que nous ne coupions les pont j’osais lui criait ” arrête ! “, sans grand succès…

Je me disais que c’était pas grand chose, que certaine subissait pire et que je n’avais pas mon mot à dire là-dessus (je précise, quand il me touchait les fesses, j’étais habillé et généralement il le faisait quand j’étais accroupis en train de refaire mon lacet, quand j’étais suspendu aux barres d’un terrain de jeu et que j’avais les jambes dans le vide, etc…)

Je regrette sincèrement de n’avoir rien dit, car même si je le voulais aujourd’hui, je ne pourrais pas. Je n’ai aucune preuve, je n’ai jamais rien dit à qui que se soit et je ne sais même pas si mon harceleur s’en souvient encore ou prenait ça au sérieux…

Après avoir coupé les ponts, nous nous sommes revues au collège ou il essayait de reprendre doucement contact.
Je restais de glace, je faisais semblant de ne pas le connaître devant mes amis, je m’éloignait de lui, je ne le regardait même plus.

Bien sûr, ça m’est retombé dessus (mes parents et les siens étant toujours en contact) je me suis faites disputée par ma mère et mon père car ” j’étais méchante, je ne parlais plus avec lui ” alors que lui ” il t’aimait bien pourtant, il est triste “.

Si ils savaient…

Les séance de sensibilisation au harcèlement du collège n’ont rien aidé, j’ai pris conscience de ce que c’était vraiment, je me suis sentie humiliée, stupide, sale…

C’est bien marrant de ne parler de tout ça qu’une fois les choses passées…
J’ai été ” exposé ” au sexe bien trop tôt pour un enfant de mon âge…

Même au collège ça à continuer, une amie m’avait invité moi, et ma meilleure amie un après midi chez elles et nous avait montrer plusieurs sites pornographiques.

Je ne comprenais pas ce qui ce passait.
Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder.
Mes yeux étaient rivés sur ces vidéos de femmes, se faisant éjaculer au visage ou étant contrainte de pratiquer des fellation, alors que les parents de cette amie étaient juste dans la pièce d’à côté.
Je ne connaissait RIEN au sexe.
J’avais 10 ans.

Anaïs. (Moselle, France)

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Julia: “I was really scared as we were just outside my house, so he knows my address now”

I took a taxi to go home after a party (because that’s supposedly safe, right?!) and the driver actually verbally assaulted me, trying to seduce me, talking inappropriately and suggesting he wants to have sex with me. I was really scared as we were just outside my house, so he knows my address now. And I wasn’t even drunk.

Julia Poliscanova. (Taxi, Merode)

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Rall: “un an de harcèlement manifesté ..”

Mon ex compagnon me harcèle depuis notre séparation, il y un an. Il n’a pas d’accès chez moi, donc le harcèlement se passe dans la rue, près de ma maison ou près du travail. Je sais qu’il y a beaucoup des personnes dans ma situation, c’est pour ça que je prends cette initiative de vous écrire.

D’habitude, les personnes dans cette situation prennent la fuite, si ils/elles peuvent… Néanmoins, quand les conditions de vie sont telles qu’on ne peut pas ou peut-être tu ne veux pas fuir (déménager, changer de travail, changer de ville etc.), alors souvent on espère que ça va arrêter avec le temps, et on subit, on attend et on change, on devient plus nerveux(se), sous tension, on change d’habitudes de vie, on ne sent pas libre de sortir de chez soi, on se promène pas seul(e) sur la rue et on souffre. Peu à peu on devient une autre personne.

Le but de mon témoignage est en effet d’expliquer pourquoi c’est très important d’agir vite et de façon claire et comment agir. Il faut arriver à contrôler notre peur et surtout il ne faut pas s’imaginer que le harceleur va vite subir de conséquences en justice. Ça c’est loin d’être le cas. Je vous donne mon exemple: un an de harcèlement manifesté à travers des sms, coups de fils et e-mails, mais surtout à travers la surveillance de ma maison (principalement pendant les heures de nuit 21:00 – 24:00), des apparitions inopportunes à tout moment en vélo, soit près de mon habitation ou de mon poste de travail, des coups de fils avec identité cachée (même au travail) et finalement une attaque dans la rue juste en face de chez moi, soldée avec des coups et une incapacité de travail de 7 jours pour moi. Pendant tout ce temps j’ai déposé cinq plaintes à la police, il a été incarcère pour une nuit et libèré le lendemain sans aucune restriction et continue encore de roder auprès de chez moi ou d’appeler sous numéro caché, le dernier évènement datant de hier…

Conclusion: si vous ne pouvez pas fuir la situation, il faut tout de suite agir, ne pas perdre le temps. Si c’est n’est pas un cas très agressif de coulée de sang, meurtre ou des cas extrêmement violents (même les viols parfois ne sont pas prioritaires) alors préparez-vous au fait que les procédures vont être très lentes et jusqu’au moment où la ‘justice’ se fait, vous allez fort probablement devenir une autre personne sous le poids d’une grande pression psychologique.

Après cette expérience d’un an je peux donc aux ceux, et spécialement aux celles, qui sont dans cette situation, conseiller les suivants (ce sont des mesures que j’ai appris finalement de la façon la plus dure, après des faux-pas, de demandes d’aides partout, d’hésitations, culpabilisations envers moi même etc.) :

. déterminez si c’est possible/souhaitable de fuir ou pas; si vous ne fuites pas, alors déterminez si vous êtes prêt(e) à lutter
. déterminez si la pression psychologique est assez grande pour vous gâcher la vie et vous laisser des traces permanentes psychologiques et de comportement
. si la réponse est oui, alors foncez avec toute la force et sans culpabilisation; d’après mon expérience le mieux à faire c’est le suivant :
– après chaque nouveau élément de harcèlement déposer plainte à la police ; la police va normalement convoquer le harceleur au commissariat ; malheureusement si le harceleur est de mauvaise volonté il ne vas pas arrêter ! il va persister, préparez-vous donc avec de la détermination et persévérance ! restez calme et conséquente dans vos (re)actions !
– garder tous le procès-verbaux dans un dossier
– garder toutes les preuves sur le harcèlement ( !très important) dans un dossier: il y a maintenant des applications qui impriment vos sms dans des pdf ; imprimez et classez les e-mails etc.
– donner toujours de manière conséquente le même message au harceleur: REFUS ! (donc pas de contact, de réponses, de discussions, pas laisser ces manouvres manipulateurs (colère, pleurs, culpabilisation etc.) vous engrener dans une conversation ou un renouvèlement du contact. N’oubliez pas: pour lui vous n’êtes qu’un objet! S’il vous respectait ou aimait vraiment, il arreterait de vous gâcher la vie! Ne vous laissez pas impressioner!)
– si vous avez les moyens, contactez un avocat pour qu’il avance les procédures (ca peut prendre 9 mois jusqu’on reçoit une citation au tribunal pour traiter le cas !)
– vous pouvez considérer commencer une thérapie psychologique pour obtenir un soutien professionnels qui vous remonte l’esprit, surtout pas tomber dans la dépression ou la culpabilité ! moi j’ai choisi l’hypnose.
– si vous avez des frais médicaux ou des dommages survenus, adressez-vous pour une récompense de la part de la Commission pour l’aide financière aux victimes d’actes intentionnels de violence et aux sauveteurs occasionnels ([email protected]); le minimum pour faire une demande d’urgence est 500 EUR en dommages ou frais.
– vous pouvez commencer un art martial ou un cours de défense ; ça donne beaucoup d’énergie et de confiance en soi et ça apprend la gestions de la peur (j’ai entendu parler de garance pour les femmes, moi-même j’ai commencé katal défense system)
– porter un sifflet sur vous à tout moment dans la rue pour alerter les gens au cas où ; ça donne aussi un signe laire au harceleur qu’il n’est pas souhaité (oui, pour eux ce n’est pas toujours claire, surtout pour les malades mentaux !)

J’ajoute un conseil général pour tout le monde qui se permet et qui veut prévenir de tels situations: un peu de prévention peut sauver autant de drames ! Je recommande vivement une assurance protection juridique. Les plus complets sur le marché sont ARAG et DAS. Avec un contrat d’environ 300 EUR/an, on est couvert pour ces situations (médiations et avocat si la médiation n’aboutit pas…)

Je vous remercie d’avoir lu mon message. En effet, ça me aide aussi à moi et ça me remonte l’esprit de sentir que même si cette année a été terriblement douloureuse et disruptive, j’ai appris des choses importantes et je dispose des outils pour me protéger a l’avenir, jusqu’au moment où la justice sera finalement faite et cet individu recevra la peine qu’il mérite.

Amicalement,
Rall. (Woluwe-Saint-Lambert)

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#harassmentis, International Survey

Add your voice: Take our International Survey on Street Harassment!

Hollaback! is an international movement to end street harassment powered by a network of local activists around the globe (79 cities, 16 countries).

Hollaback! has teamed up with the Cornell University in the US and professor Beth Livingston to study the experiences and impacts of street harassment internationally. Hollaback!’s many local activism sites, like Hollaback! Brussels and Hollaback! Gent are part of this international collaboration and are now distributing the survey within their communities.

 
What are we doing?

In October, we are launching online surveys in countries on six continents, translated into multiple languages. Links (see below) to these surveys will be tweeted, blogged, facebooked and emailed worldwide with the hope of gathering data on street harassment that can be used to better understand its impacts in an international context.

 
What can you do?

1. Complete a survey (see links below)! We want to know your experiences – whether or not you’ve been harassed. Your voice is needed.

2. Share the survey with your friends and on social media. Send the link(s) on to others who may or may not be familiar with the issue and the Hollaback! movement. The more respondents – of all genders – the better!

 
What can you expect?

1. The survey asks about demographics, experiences with harassment, reactions to it, and other questions.

2. It’s completely anonymous.

3. Summary reports and press releases can be expected early in 2015.

We know that data drives change – and with the new survey we hope that individuals will know what street harassment is, know its effects, and know how to find support. We believe this could be the largest survey on street harassment yet, but we need your help. Fill out and share the survey today!

 
What if you have questions?

You can contact the Hollaback! Brussels team (email) directly, we’ll be happy to answer your questions.

If you want more info on the survey itself, please do not hesitate to contact Professor Beth Livingston from the Cornell University ([email protected]).

 
LINKS:

Belgium, Dutch:

https://cornell.qualtrics.com/SE/?SID=SV_1ETiOng4dHGkVDf

Belgium, French:

https://cornell.qualtrics.com/SE/?SID=SV_018CUKZ6imJX5it

Belgium, English:

https://cornell.qualtrics.com/SE/?SID=SV_7aMzF6MYJCcSIJv

Are you not living or staying in Belgium and still would like to complete the survey? Please have a look at all the other survey links here.

 

THANKS for your Hollaback! — To complete and pass on this survey is a way to respond to street harassment!

In solidarity,

Your Hollaback! Brussels team

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HollaWHO!

HollaWHO? Meet Nina.

nina11

“I hollaback because the streets belong to everyone”

Meet Nina Sommerland, who has just recently joined the Hollaback! Brussels team as our newest Social Media Coordinator! So we did a little HollaWHO? interview with her.

Nina Sommerland is from Sweden, and she moved to Brussels in July 1014. She works as a research analyst and has a Masters in Sociology.
Nina has always been passionate about egalitarian issues and especially about gender equality since it correlates directly to her own personal experiences. Her concernment with these issues has led to an activism in various contexts; such as holding workshops in schools, informing and engaging discussions about gender- and sexuality- related harassment. She is also very passionate about SRHR (sexual and reproductive health and rights) issues and has been actively involved in the pro-choice movement, often addressed with an international focus. She believes that the right and agency of women over their own bodies are fundamental in a society aiming for equality. An activist at heart, with a determination that all people deserve to be free to exist on equal terms in the public space, she was immediately drawn to the Hollaback! movement.

Why do you HOLLA? Because people should be able to exist in the public space on equal terms. As for me personally, I think it’s better to react in whatever way, otherwise the negative feelings build up inside. It is also good to mark that harassment is not acceptable.

What is your signature Hollaback? It depends on the situation. I tend not to be very constructive.

What was your first experience with street harassment? My first related experience as I can remember was when I was twelve and on vacation. A man at a market tried to talk my mum into letting him marry me. I felt really sick from this and also ashamed thinking that I must have done something to evoke this kind of attention. I could not put words on my feelings then, but now I can, which I am happy for.

My superheroine power is… I can awaken the inner revolutionary in other people.

Define your style? I would like to be “effortlessly cool”.

What inspires you?  Society and how humans function together. It is a never ending source of inspiration. 

Your ‘new’ Hollaback! Brussels Team: Nina, Quentin & Ingrid.

 
 

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