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Lucie: “je suis prête à défendre ma liberté”

Tout d’abord cette histoire ne se situe pas à Bruxelles mais à Liège. Je suis votre site depuis un moment et je voulais partager ces faits, peut être que ça peut encourager ou au moins servir à quelqu’un(e).

Je travaillai dans un bar du centre ville, je finie mon service à 3h30 env. je rentre à pied pour 30min de trajet.
Je dois préciser que je fais 1m80, j’ai été boxeuse et ma démarche est plutôt assurée.
Arrivée à 100m de chez Moi (dans Ma rue, Mon quartier, Ma ville…) je voie un chien seul alors en grande amie des animaux je dévisse mes écouteurs et je regarde autours de moi pour voir s’il est perdu. Un homme se trouve derrière moi à 10m, je lui demande si c’est son chien. Il me répond que non…
J’ai tout de suite compris que c’était louche, il accélère pour me rattraper et me fais des compliments sur mes fesses, mon visage. Il me demande si je veux le suivre pour aller boire un verre tout d’abord.
Forte de mon expérience dans les bars, je suis très claire et calme, je lui dis que mon petit ami m’attend à deux pas de là (mensonge).
L’homme marche à côté de moi, trop près, oppressant.
Alors il passe à la deuxième partie, me demande de le suivre sur le quai parallèle à la rue pour qu’on s’amuse un peu. Il me demande si j’ai de l’argent sur moi.
Il avait plu dans la journée, j’avais un grand parapluie qui se termine par une pointe.
J’ai eu le réflexe de me mettre (je ne sais comment) face à lui à 2m.
Je lui ai dit en le regardant droit dans les yeux que j’allais me défendre. Il m’a demandé de lâcher le parapluie.
Moi: “surement pas”
J’avais déjà calculé la distance entre lui et moi, la longueur du parapluie, j’aurais visé les parties les plus tendres du corps, reflex de boxeuse…
IL a tourné les talons, je l’ai regardé partir.
Quelques minutes sans bouger puis je suis rentrée essayer de dormir.

Voilà pour la petite histoire. C’était il y quelques années.
Pour moi ça a été claire dès le lendemain : Jamais je ne regretterai de me promener dans ma ville, quelques soit l’heure, quelques soit ma tenue!
Mais je pense surtout à mes amies, à celles que j’aime et à toute les femmes qui auraient été terrorisé par cette expérience ou pire qui ce seraient faite agressée sexuellement par ce détraqué.
Je peux pas m’empêcher de penser, que s’il avait essayé de me touché, ou si ça se reproduit je n’hésiterai pas une seule seconde à préférer ma vie à la sienne.

J’ai toujours un couteau sur moi, pas parce que je me sens en insécurité. Parce qu’il y a encore des hommes et des femmes qui n’accepte pas la liberté et l’égalité de tous!

Et oui je suis prête à défendre ma liberté.
Pour toutes les femmes d’hier et d’aujourd’hui qui se sont battues mais aussi pour celles qui n’ont pas pu se battre.
J’aime les hommes et beaucoup d’entre eux m’aime aussi.

Je ne veux pas spécialement que vous publiez ceci, mais j’avais envie de vous transmettre mon message, ma pensée.
Ce que vous faite est bien. Merci

Lucie. (Rue Renory, Angleur, Liège)

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Camille: “je dégage sa main d’une frappe, il touche les seins de ma copine puis ses fesses”

Entre autres moultes évènements antérieurs, il y a 3H, premier noctilien, je discute avec ma pote argentine en anglais, un mec pense que je ne parle pas français, ou alors il s’en tape “suce ma bouche et ensuite ma bite”, mon copain derrière, son copain derrière. Je réplique “je parle français connard, raté, maintenant fou nous donc la paix.”

Au moment où il continue j’appelle mon mec “LÉO?!” parce que je sais que dans ce genre de moment je ne me contrôle plus et je suis à deux doigts de, non plus lui cracher à la gueule, mais détruire tout ce qui est à porter de main: je souhaite l’anéantir. Pas le temps il tend la main pour me toucher mon sein, je dégage sa main d’une frappe, il touche les seins de ma copine puis ses fesses.

Oui, elle portait un robe qui lui allait à merveille, ni trop sexy, ni trop gentille, je portait un pantalon, sandales et tee shirt sous mini bonnet A (parce que je ne met plus de jupes ou de robes à Paris parce que j’ai trop peur…), tout comme elle d’ailleurs… (Bien qu’on aurait pu être vêtue mini ça ne justifiait pas moins ce qui c’est passé!!!)

J’ai eu l’impression que ça a duré deux heures mais ça n’a en fait pris que 5 secondes à nos copains de s’interposer…. Et une pauvre petite nana assise à côté de s’interposer parce qu’elle avait compris. Autour? Les gens riaient… Il sont rit d’autant plus quand j’ai dis à cet animal d’aller se taper une pute ou un bon porno et ne nous foutre la paix, nous qui étions juste en train de discuter, nous qui n’avions jamais rien demander de cette merde. La main qui était destinée à mes seins? Je l’ai frappée, elle a été atterrir sur le corps de ma copine… Elle a pété les plombs, normal. Nos copains n’ont pas eu le temps de comprendre au moment ou l’arrêt arrivait, nous sommes sorties tous car nous ne pouvions plus supporter ça.

Je voulais l’égorger. Pour elle, pour nous toutes. Je voulais l’égorger sur place … Et je n’arrive toujours pas à dormir parce que je ne peux m’empêcher de ressasser tout ça, ce que j’aurai du faire pour que sa main qui m’était destinée n’arrive pas sur elle, là où on aurait du s’assoir pour le pas être en face de ce putain de pervers, comment j’aurais souhaité lui faire plus mal encore que poings lancé en interposition d’autres personnes, ce qui au final l’effleurait à peine…

On est sorti, j’avais envie de vomir, je n’arrivais plus à respirer, je voulais sa mort. Et ma pote… accroupie par terre à pleurer de tout son corps… Et qui à honte dans l’histoire ??? Je me serait faite toucher les seins de cette façon je n’aurais pas oser les regarder dans la glace avant des jours et des jours… Je l’ai réconforté comme j’ai pu, sans savoir si je devais me sentir coupable ou chanceuse que ça n’ait pas été moi, mais c’était peine perdue.

La voir dans cet état, me voir dans cet état hors de contrôle, mon dieu que j’aurai souhaité lui couper son appareil génital… Et voilà, encore un enfoiré qui s’en tire, sans soucis, qui est rentré chez lui sans avoir à payer de taxi à cause d’un HdR, c’est lui le roi dans ce foutu monde de merde… La soirée ? Petit ciné plein air tranquille à la vilette avec des potes… Et bien sûr c’est quand on est seule qu’on y repense, qu’on en tremble : et s’ils n’avaient pas été là, on aurait fait quoi à deux petites nanas ??

Camille. (211 avenue Jean Jaurès, Paris, France)

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Marie: “It’s only later, while alone, when questions arise, that the fear is settling in”

I’m so angry, I really feel like I must talk about it. Because I’m sure that I’m not the only one living that kind of misadventures. No, we’re not isolated cases. If only it could make some of you realize if you haven’t already, that would be great. I know that I’m getting exposed for that, but fuck it, I have to stand against it.

So it was Wednesday evening. I’m going home by subway. I’m going with a friend for part of the way. I must say that regarding the weather, I wasn’t wearing a mini skirt. I was wearing a pair of jeans, flat shoes, jacket, nothing too much (I’m just saying, in case of someone would ever wonder). I’m going out of the train, there is no one behind me and a guy off before me taking the elevator. I’m taking the first escalator.

Suddenly I feel like someone is standing behind me. In barely 5 seconds there is a guy standing 1 meter from me whereas a few seconds ago there was nobody. A bit surprised but not distraught I keep on walking, slowing down a little to let him pass, maybe he was in a hurry ? He slows down as well and stays behind me. I’m getting in the second escalator, my umbrella in the hand ready to be opened thanks to the shitty weather.

But. I haven’t really seen it coming.

A good old hand on my ass.

I immediately react and I say to him “What have you just done ??” with the frightening look of the girl who won’t hesitate to use her big umbrella. “But no, madam, I was just putting on my bag!” “Yeah of course, GET OFF you moron!!” He hasn’t asked for more. Fortunately. He left right away. And he wasn’t an old disgusting guy. A “normal” guy around 17 and 20 years old. Everything is fine, I went home shaking and still walking fast. I wasn’t afraid when it happened, I stood up. It’s only later, while alone, when questions arise, that the fear is settling in.

Marie. (Veeweide, Anderlecht)

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Original story in French. Translated into English by Alix = Our Heroine of the Day!!!

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Lucia: “Je décide de sortir sans savoir ce qui m’attend à la sortie”

Par une belle après-midi d’été, j’attendais le train avec une bande d’amies, nous étions une dizaine. Comme il restait 10 minutes avant l’arrivée du train, je décide d’aller aux WC qui se situent juste la porte à côté de l’endroit où nous attendons sur un banc avec mes amies.

Je descend l’escalier et là je sens derrière qu’un homme m’emboîte le pas, les wc des hommes étant juste à côté, je n’y prête pas attention. J’arrive dans les WC, je ferme la porte et là j’entend la porte principale des toilettes des femmes qui s’ouvrent. Soudain, mon cœur s’emballe: il n’y avait pas de femmes qui me suivaient lorsque je descendais l’escalier, juste cet homme! Prise de panique, j’ai peur de sortir et en même temps je n’arrive plus à respirer avec la peur, je ne peux rester enfermée dans les toilettes plus longtemps. Je décide de sortir sans savoir ce qui m’attend à la sortie…Et là je me retrouve nez à nez avec cet homme qui est debout à côté du lavabo et me regardent sans dire. Pas le temps de réfléchir, poussée par je ne sais quelle pulsion de survie, je lui dis d’une voix ferme: “Ici c’est les toilettes des femmes, les toilettes des hommes c’est à côté”!! Cette remarque stupide est la seule qui m’est venue à l’esprit à ce moment-là et pourtant je pense qu’elle m’a sauvé! Ensuite, après avoir dit cette phrase, il me fallait encore passer à côté de lui pour sortir par la porte principale des toilettes, la boule au ventre je me dirige d’un pas décidé vers la porte, en imaginant les pires scénarios glauques dans ma tête, en pensant qu’il va m’attraper le bras, me bloquer la porte et m’empêcher de sortir. Et là, miracle, il ne fait rien et je pars sans demander mon reste…

Wohhh j’arrive vers mes amies complètement paniquée et je leur raconte cette histoire, elles sont très choquées car elles étaient à 2 mètres des WC, cela s’est déroulée en plein jour dans un petit village de campagne… Encore aujourd’hui quand j’y repense j’en ai les frissons, j’aurais pu me faire agresser en plein jour à côté des mes amies sans que personne ne s’aperçoive de rien…

Lucia. (Dans un village à la gare)

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Marie: “les siècles de soumission de la femme à la sexualité masculine ne sont pas encore révolus..”

Je n’ai jamais aimé Facebook quand il s’agit de déverser ses expériences personnelles. Mais voilà, j’ai lu ici que c’était important de témoigner de cela, et puis j’ai eu aussi un échange hier qui m’a irritée et poussée à écrire ce qui va suivre. Je ne recherche ni compassion, ni soutien (je vais bien), je raconte cela pour soulever quelques questions de fond.

Il y a un mois environ, et pour la première fois, je me suis fait agresser dans Bruxelles, par un homme, à un arrêt de bus. Cela s’est passé très vite. Un mec me demande une clope, puis du feu, puis que je lui allume sa clope, et là, il m’attrape, me pousse contre la paroi, me prend les mains, me touche les seins, son haleine dégueulasse près de mon visage, bref une « agression sexuelle » (je mets entre guillemets, car je me fous des termes, mais je veux désigner l’intention claire du mec). Heureusement, une (vieille) dame s’interpose, lui dit de manière ferme de me laisser tranquille, le mec me lâche, me traite de « salope » et de « chienne » puis je monte dans le bus, tremblante. Fin de l’histoire.

Ce que cela a soulevé comme questions pour moi :

- Les réactions de certains : « oui, mais pourquoi tu prends le bus seule ? » (euh, j’ai 33 ans, à 19h, dans ma ville, j’ai vraiment besoin d’un garde du corps ?) ; « oui mais faut dire que tu étais habillée particulièrement sexy » (ah bon ? Je suis responsable des pulsions du mec maintenant) ; « oui mais t’es trop gentille avec les gens, tu parles avec tout le monde » (et donc quand on est « trop gentille », on peut nous baiser sans consentement, c’est ça ?) ; « oui mais tu dois jamais accepter de donner une clope à un mec que tu connais pas » (idem, je fais un petit geste sympa, et donc je dois m’attendre à ce qu’on me saute dessus ?). Bref, dans la même lignée que « faut pas étonner que tu te fasses draguer par des gros lourds si tu te fais belle et que tu ne le caches pas », un discours qui sous-entend que j’y suis quand même franchement pour qqch.

- Dans la foulée, j’ai commencé à lire des trucs sur le harcèlement de rue, qui est un vrai et gros problème. Dès qu’il y a un rayon de soleil, on voit des mecs nous regarder avec des yeux de merlans frits, nous accoster à coups de « vous êtes belle mademoiselle », nous effleurer quand ils peuvent, nous suivre, nous coller. Certes, depuis un mois, ma sensibilité à cela s’est exacerbée, mais il faut être clair : il y a un sérieux souci à ce niveau. Ce n’est pas normal qu’en 2014, on soit encore considérées comme des « proies » ambulantes, que certains mecs ne soient pas capables de gérer leurs pulsions, qu’on nous sous-entende qu’il faut quand même se couvrir pour ne pas « susciter » les réactions des hommes : y’a encore du boulot et l’égalité hommes-femmes passera aussi par là.

- L’importance des réactions. J’ai eu la chance que cette dame s’interpose (ce qui prouve qu’on ne doit pas être un grand mec musclé pour le faire) mais franchement, combien de fois ce genre de comportements ne se produisent-ils pas sans que personne ne dise quoi que soit ? Ou que les témoins n’interviennent justement que pour nous dire « oui, mais bon, fallait pas lui donner une clope » ? A chacun de faire son examen de conscience sur la question, c’est un problème qui nous concerne tous.

Ce que j’ai compris par cette expérience, c’est que les siècles et les siècles de soumission de la femme à la sexualité masculine ne sont pas encore révolus, ni dans les faits, ni dans les mentalités. Et depuis un mois, je suis en mode « warrior ». Parce que merde, on ne s’est pas battues depuis 50 ans, pour se faire entendre qu’on est « un peu trop sexy » et « qu’il faut pas s’étonner des réactions des hommes ». J’ose espérer qu’on mérite tous beaucoup mieux que ça.

Marie. (Rue Malibran, BXL)

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Sophie: “cet homme avait la réel volonté d’éjaculer sur un passant”

Je suis étudiante à Chambéry. Un soir où je descendait de la fac à environ 20h 30, où j’était seule et où il faisait déjà nuit sombre. Je crois que c’était la première fois que je descendait seule si tard et je ne me suis absolument inquiétée d’un potentiel danger puisque je faisais ce trajet tout les jours. J’allais m’engager dans un petit rue longé par deux mur, haut d’environ 2 mètres 50 quand soudain j’ai vu quelqu’un débout sur un de ses murs, et machinalement en habituée des collages d’affiches nocturnes je me suis dit ” Tiens ! Je suis sure que c’est un anarchiste qui colle n’importe où “.

J’était en fait bien loin d’avoir compris la situation … Pensant que j’avais à faire à un anarchiste ou un antifa je me suis engagée dans la petite rue sans aucunes angoisses. Seulement quand je suis arrivée au niveau de cet homme, alertée par des bruits étranges j’ai levé les yeux et j’ai vu un homme en train de se masturber debout sur la mur, à peut être 2 mètres au dessus de ma tête. J’ai mis quelques secondes à comprendre réellement la situation, et quand j’ai réalisé ce qu’il se passait, je suis dit ” COURS !!! VITE !! SAUVE TOI” et j’ai couru comme jamais j’avais couru. Me voyant courir l’homme a ricané et entendant un petit “splach” juste derrière moi, j’ai était soulagée de me dire que à quelques seconde près c’était sur ma tête …
Quelques mètres plus loin j’ai repris ma marche et j’ai croisé des gens mais je n’ai pas osé les aborder pour leur demander de l’aide, j’avais trop honte … Malgré la honte, j’ai eu le courage d’appeler la police, qui 30 minutes plus tard m’on informé qu’il avait arreté quelqu’un qui rodait dans les buissons, j’ignore si c’était mon agresseur, puisque je n’ai pas pu l’identifier…

Je ne pense pas que j’était visée directement mais cet homme avait la réel volonté d’éjaculer sur un passant, et je n’ai juste pas eu de chance ce jour là, je suis passée pile au mauvais moment. Je me suis sentie tellement humiliée ce soir là mais j’en ai parlé à tout mon entourage et ça m’a aidé !

Sophie. (Montée Saint Sébastien, Jacob Bellecombette, France)

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Solange: “ils m’ont tapé dans le dos, dans la colonne”

Cela ne s’est pas déroulé dernièrement. Les agressions ont commencé il y a maintenant 10 ans avec des périodes plus ou moins mauvaise. Je faisais du roller dans ma ville, ça a commencé par des insultes puis on m’as coincé, empécher de partir, puis carrément attrapé ou poussé à terre jusqu’à ce qu’on me vole mon mp3, j’ai fini par avoir peur de sortir de chez moi car chaque fois que je prenais mes rollers c’était pour rencontrer des problèmes. J’aurais pu changer d’endroit pour patiner, malheureusement des terrains pour pratiquer le roller à l’époque y’en avais pas beaucoup (un seul). J’ai fini par me ressaisir et en parler avec mes parents qui en ont parlé autour d’eux et on a fini par aller voir les parents d’une de mes harceleuses régulières, j’avais à peine 13 ans à ce moment là. Les agressions physiques se sont arrêtées mais pas les insultes, mais au moins je pouvais sortir.
Comme défense face à ça j’ai choisi d’ignorer de façon claire tout se qui se trouvait autour de moi et ne penser qu’à patiner, je me suis refermée sur moi même et j’en paie aujourd’hui les conséquences, surtout que cette stratégie n’a fonctionné qu’un temps avant qu’ils ne recommencent, rarement les même et toujours en groupe. Je me suis à nouveau fait pousser, jusqu’à tomber à terre ou attraper pour être arrêtée et me faire à nouveau insulter. Plus récemment le jour d’halloween j’ai décidé avec une amie de patiner la nuit déguisées, on pouvait, malheureusement on a croisé un de ces groupes et ce jour là j’ai eu du mal à m’en relever, ils ne m’ont pas frappée comme une baston, seulement ils m’ont tapé dans le dos, dans la colonne, maintenant le moindre effort cardiaque tel que courir me demande une énergie incroyable car mes cotes se bloquent et m’empêchent de respirer correctement.
J’ai cherché et demandé une explication à ce comportement envers moi, après tout ce temps la seule réponse que j’ai eue a été ‘parce qu’on a le droit!”. Je n’ai toujours pas compris le raisonnement de ce gamin qui m’a répondu ça, mais depuis j’en ai parlé autour de moi, avec les habitants du quartier avec des amis, avec des gens de la ville pour qu’enfin aujourd’hui je me sente en parfaite sécurité quand je sors, j’en ignore toujours certains car tout ne peut pas être parfait mais ma vie s’éclaire malgré les dégâts provoqués par ces harcèlements. Je commence doucement à m’ouvrir aux autres, moi qui en était venue à ne plus supporter de voir quelqu’un.
Même si mon histoire date un peu et dure dans le temps j’espère qu’elle aidera d’autre personne car moi, personne ne m’a aidée et pourtant j’ai attendu une main pour me sortir de tout ça. J’ai réussi à tenir, j’ai reçu plus tard le soutien d’amis mais je ne savais pas à l’époque ce qu’était le harcèlement et j’ai pensé que c’était moi le problème, personne ne devrait penser comme ça ou avoir peur de sortir de chez soi.

Solange. (Jouy le Moutier, France)

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Anonyme: “J’explose.”

Je rentrais d’une soirée avec des amis, chacun a pris son noctilien à Gare de Lyon. J’avais passé une bonne soirée. J’étais joyeuse et j’avais un peu bu…
Je m’assieds dans le bus, au fond, dos à la route. Je fais environ la moitié du trajet sans problème. À mi-chemin, l’homme assis devant moi engage la conversation : “tu as passé une bonne soirée? Toi, tu as bu, etc…”
Comme je suis de bonne humeur, je commence par répondre tranquillement et je ris un peu. Même si au fond, je n’avais pas envie de discuter. Et puis il embraie sur “tu as un copain ?” Etc. Là je réponds de façon à lui faire comprendre que je ne suis pas intéressée et que je voudrais qu’il me laisse tranquille. Il continue et me pose la main sur la cuisse.
Là, j’oublie la bonne humeur. Je le regarde droit dans les yeux et lui dis “tu me touches pas!”
Il se défend avec des arguments du style “désolé, mais je fais rien de mal”. Ca m’énerve un peu plus. Le ton monte, il s’énerve à son tour.
Jusqu’à ce qu’un homme d’une quarantaine d’année me dise “ça va, Mademoiselle, il fait rien de mal et il s’excuse! Calmez-vous.”
J’explose.
Pour poser le contexte : il est 3h du matin, je suis la seule nana dans un bus de nuit, face à une dizaine d’hommes. 4 dans la rangée du fond, 3 dans le carré où je suis assise et encore 3 ou 4 autres dans le carré à ma droite. Plus le chauffeur, plus 3-4 autres passagers (hommes) à l’avant.
J’explose, donc. Je leur fais la morale, vise le malheureux qui venait de l’ouvrir, les traite tous de lâches, leur dis qu’ils ne s’imagine pas ce qu’on vit chaque jour en tant que femme, sans pouvoir etre libre de faire quoi que ce soit sans se faire emmerder. Je leur fais remarquer que je suis seule, fasse à eux, et qu’ils se trouvent encore des excuses. Je fonds en larmes. Le mec qui avait touché mon genou s’excuse sincèrement. J’ai réveillé les endormis et ceux qui cuvent, et quelques consciences aussi, je crois… Certains me regardent comme si j’étais folle. Chez d’autres, je crois lire une espèce de soutien… en tous cas, de l’étonnement.
Je me lève, et je me dirige vers le chauffeur. J’ai peur de tous les sentir dans mon dos. Je demande au chauffeur qu’il me dépose. Heureusement je n’ai loupé mon arrêt que de 200m. Je glisse au chauffeur “je ne vous remercie pas”. Et je rentre chez moi en pleurant, les jambes faiblardes.
Ce soir-là j’ai réglé mon compte avec les hommes. Pour toutes les “mademoiselle, z’etes charmantes” que j’ai entendu. C’était il y a un an. Et je suis prête à recommencer!

Anonyme. (bus N36 Paris, France)

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